Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
  • Contact

Rechercher

26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:03

 

Apres une bonne nuit pas volée, nous partons ce matin pour Tomok et la tombe du roi.

On tourne une ou deux fois mais on évite aujourd’hui de s’engager sur des terrains trop peu connus.

La tombe est assez minuscule et les boutiques de souvenirs prennent 2 ou 3 fois plus de place.

2.Samosir_55.JPG

 

 

2.Samosir_58.JPG

 

Quelques soucis avec l’état civil, apparemment …..

 

On continue ca et là et une confirmation me vient à l’esprit : si les Huns avait la réputation de tout faire sur leur chevaux, les indonésiens eux, font tout sur leur motos ….. je croise un père, conduisant de la main droite et de la main gauche, tenant son bébé et lui donnant le biberon !

Le bus scolaire fait son œuvre, des élèves sont même sur le toit, et nous arrivons à la grosse église protestante du coin ou la vue sur les rizières est sympath.

2.Samosir_60.JPG

 

 2.Samosir_59.JPG

 

 

On essaie 2-3 autres spots, sans grand succès.

 

Au diner, nous retournons dans le resto ou nous avions pris notre petit-déjeuner ce matin, la patronne nous ayant convaincu avec son poulet spécial (cinnamone, clou de girofle, ….. un régal et bien servi pour une fois …. parce que les portions asiatiques, c’est bien gentil mais 2 heures après tu as de nouveau faim). Nous sommes bons pour réexpliquer notre histoire du week-end. La patronne se rassure comme elle peut : «  vous aviez des vêtements chauds, de la nourriture et de l’eau, au moins ? ». Ba voyons ….. Son mari nous montre une vidéo dans laquelle le groupe star local avait tourné un clip là ou nous étions. Riton : « facile en pleine journée …. En plus je suis sur qu’elles ne sont pas sali les pieds, ces starlettes ». Pas faux …..

 

Bref, petite journée en somme …… mais il faut bien du repos aux guerriers, de temps en temps J

 

 

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:12

« ♫♪♫ ….. try to remember, when life was so tender …. ♫♪♫

Les cafés Carte Grise et Adadjo, parfum pour homme, vous présentent votre série du week-end »

 

*****

Précédemment dans « Lost, les disparus » : nos 4 couillons passent la nuit avec les 7 nains.

*****

 

 

 

 

Il est 3h30 et je gèle tellement que je me suis emmitouflé dans mon poncho en plastique fin et mis mes pieds dans mon sac à dos (ouf : pas de photo disponible J). Prof, mon voisin, me voit d’un œil et par pitié rallume le feu de la cuisine, Roby et Schweini étant sortis faire le leurs dehors. Le buffle a cessé de frapper la maison de ses cornes et je peux enfin dormir un peu.

Il est 5h00 : tout ce petit monde imite Paris. Atchoum ne semble pas trop au top ce matin, Joyeux lui administre un traitement traditionnel : des petits pots ventouses le dos, chauffés à l’aide d’une bougie et d’huiles essentielles. Il retourne s’allonger aux cotés de Dormeur.

Prof nous annonce enfin qu’il connait le chemin pour aller chercher de l’essence : on se doutait bien qu’il n’avait pas envie de nous y conduire la veille, en pleine nuit, avec le risque de se taper la pluie journalière qui n’était pas encore tombée ce samedi. Il propose de siphonner le peu d’essence qu’il reste dans un scooter pour le transvaser dans l’autre. Schweini se joint à lui pour l’expédition …… De toute façon, nous avons zéro confiance quant aux capacités de l’hôtel à nous retrouver.

L’équipe victorieuse revient 2 heures après, avec le plein d’essence et de certitudes quant au chemin à suivre pour rejoindre la terre promise. Un plat de nouilles gentiment préparé par Timide, une poignée de main chaleureuse accompagnée de « tanque iou » à tirelarigot : voici les derniers échanges que nous avons avec les 7 nains …… que nous ne reverrons probablement jamais de notre vie ….. mais que nous n’oublierons certainement jamais non plus.

 

 

L’américaine reprend son rodéo et vole-dingue dans tous les sens sur l’étalon de Schweini. Ca swingue comme à Montmartre en aout 44. La boue, telle des chewing-gums collés à nos roues, fait de la résistance, comme si décidément, elle voulait nous voir associer les mots « fiasCO-CApitulation ». Quelques épines encore, se plantent dans le pied de Roby, avant qu’une autre ne sorte enfin du mien : nous retrouvons les habitations, une piste correcte puis enfin la route …… ouf !

 

« 4 couillons, 4 couillons outragés ! 4 couillons brisés ! 4 couillons martyrisés ! mais 4 couillons libérés ! »

 

 

 

Il se met à pleuvoir et les locaux que nous croisons semblent s’en amuser : « regarde ces touristes qui vont le dimanche matin en montagne en habit de plage …. ». « Si vous saviez, ma brave Dame …. »

On aperçoit le point ou les gars de l’hôtel devaient très certainement nous attendre hier soir, « la route étant mauvaise à cet endroit » qu’ils nous avaient dit :

2.Samosir_51.JPG 

  

Il est 11 heures quand nous quittons Schweini et l’américaine à l’entrée de Tuk-Tuk, rdv est pris en soirée pour la bière de l’amitié. Notre arrivée à l’hôtel Carolina ne passe pas inaperçue : les occupants de la chambre 24 sont les stars du jour et tout le monde se marre ……. « Ou sont mes lunettes de soleil ? » demande Riton, « les flashs m’éblouissent …… dites-leurs que je prends une douche et que je signerai les autographes cet après-midi», ajoute-t-il en retournant dans la chambre avec la démarche chaloupée d’Aldo Maccione.

Seule la nénette qui s’occupe des locations de scooter et que nous avions dérangée au téléphone hier soir semble tirer la tronche : « mais j’vous avais dit que les routes étaient mauvaises par là …… !!!! ». « Meuuuuuuh non, voyons ….. par contre, on voudrait louer un scooter des mer aujourd’hui J » …….. On traine pas trop dans son bureau pour finir ……. (pfuuuu : si on peut plus rigoler ….).

 

A l’heure de l’apéro, nous apprenons du barman que nous étions dans un village abandonné depuis des lustres, depuis qu’une légende le supposait hanté par Goumar, un esprit malveillant.

 

Nous sommes donc sortis vainqueurs de la forêt ……. et pas besoin d’une saison supplémentaire de X-Files pour raconter comment nous serions arrivés au bout de Goumar ……. J

 

 

 

 

« ♫♪♫ ….. try to remember, when life was so tender …. ♫♪♫

Les cafés Carte Grise et Adadjo, parfum pour homme, vous ont présenté votre série du week-end »

 

*****

« Tout de suite après la pub, retrouvez votre magazine Auto Moto. Au sommaire : tout ce qu’il ne faut pas faire si vous voulez prolonger la vie de votre scooter »

*****

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 05:06

 

« ♫♪♫ ….. try to remember, when life was so tender …. ♫♪♫

Les cafés Carte Grise et Adadjo, parfum pour homme, vous présentent votre série du week-end »

 

*****

« Précédemment dans « Lost, les disparus » : nous avions laissé nos amis avec Andy, le gigolo »

*****

 

On retrouve donc en cette fin de matinée Schweini à son hôtel, flanquée d’une américaine qu’il avait croisée quelques semaines plus tôt et retrouvée ici, la hollandaise commençant visiblement à en avoir marre de nos aventures (et de l’humour de Riton, probablement).

On part donc à 4 pour le tour de l’ile en scooter. On s’arrête tout d’abord aux Stone Chairs ou de mystérieux conciliabules Bataks se sont tenus il y a fort longtemps.

2.Samosir_4.JPG 

Les Bataks étaient un peuple animiste assez sauvage, les hollandais réussissant à les convertir au protestantisme lors de leur passage à Sumatra.

« C’est sympath, le style arche de Noé des maisons Bataks : je passerai bien une nuit dedans », s’écria Riton. « On verra, on verra … ». Tout en bois, ce sont les courants d’air qui doivent être sympath, oui …..

 

On continue sur l’unique route de l’ile, qui longe bien évidemment la cote, et on s’arrête au gré de nos envies, histoire d’admirer le panorama. Les paysage sont superbes et nous rappellent des fois un peu les Alpes.

2.Samosir_14.JPG

 

 

2.Samosir_16.JPG 

 

2.Samosir_21.JPG 

 

2.Samosir_29.JPG 

 

 

L’air est frais ….. mais on est quand même en maillot de bain, t-shirt et tongues : faut pas décorner non-plus, les Alpes sont plus fraiches en cette saison (n’est-ce pas ? J).

 

Apres un léger déjeuner à Pangururan, bras de terre qui rejoint le continent au nord-ouest de l’ile, nous attaquons l’ascension vers le lac Sidihoni, plus au centre de l’ile. Un autre panorama s’offre à nos yeux.

2.Samosir_33.JPG

 

 

La route est en plein chantier et les pierres saillantes trainent un peu partout : il nous faut slalomer et je me coupe le bout du gros orteil gauche en posant le pied à terre afin d’éviter une chute (ba oui, la tongue n’a pas grand chose à voir avec une chaussure de sécurité).

2.Samosir_35.JPG

 

 

On arrive enfin à destination et le lac n’est pas si grand que ca ……. L. « Tout ca pour ca … ! On m’y reprendra plus, moi j’vous l’dis … » pleurnicha Riton après presqu’une heure de route pénible aussi bien pour nous que pour notre scooter (pas vraiment fait pour le 4X4). Le sang sur mon pied a séché mais avec la boue et la poussière, c’est pas joli-joli.

2.Samosir_37.JPG

 

 

Le bout de carte sommaire que nous avait refilé l’hôtel indique un chemin en pointillé pour rejoindre la cote Est de l’ile et Tuk-Tuk depuis le centre. On s’attend au pire mais vu qu’il est déjà presque 17 heures, on n’a pas vraiment envie de se faire les derniers des 45 km retour en pleine nuit => nous continuons donc tout droit et empruntons la piste qui s’enfonce dans la forêt, sombre …. inquiétante …..

 

 

 

*****

« Votre série revient tout de suite après la pub …….. »

*****

 

« ♫♪♫ aaaaah ……. dou-dou-douddou-doudou (croc) ♫♪♫ »

 

-          « La Vuvuzela Cup, moi j’adore : j’espère que pour l’Euro 2012, les grilles de pronostics seront bientôt disponibles. »

 

« ♫♪♫ aaaaah ……. dou-dou-douddou-doudou (croc) ♫♪♫ »

 

*****

Vous regardez : « Lost, les disparus »

*****

 

La piste est de plus en plus dure et ne laisse aucune seconde de répit : totalement défoncée, les pierres apparentes s’enchainent avec les grosses gouilles d’eau pleines des dernières pluies. On pose le pied à terre moult fois pour rester debout, Schweini y va comme un bourrin et l’américaine saute de plus en plus haut sur le porte bagage. Roby a les fesses en feu et me demande de conduire un peu ….. Une petite pause ou tout le monde rigole encore : « ca pourrait être pire, on pourrait avoir la pluie J ». La forêt n’offre toutefois pas le meilleur panorama pour se repérer et ca fait longtemps que nous n’avons plus croisé quelque local en chemin ……

Dans une ½ heure, il fera nuit noire et on souhaite vraiment rejoindre la « vraie » route. Nos scooters des villes en prennent pour leur grade en claquant ca et là contre des pierres ou des trous, les ronces nous écorchent les mollets à chaque fois qu’on vient les caresser de trop près. Nos tongues (et accessoirement nos pieds) sont pleines de boue à force de rester scotchées au sol glissant qui se dérobe sous nos roues.

 

Les jauges d’essence crient famine au moment ou nous allumons nos phares. Il n’y a aucun panneau indicateur et à chaque intersection, c’est le dilemme : gauche ou droite ? Nous arrivons à identifier que nous sommes maintenant plus ou moins proche de la crête Est du massif.

2.Samosir_54.JPG

 

Un peu en retrait du sommet, le plateau que nous arpentons depuis plus de 2 heures maintenant s’étend sur tout le centre de l’ile

 

 

Il fait totalement nuit quand nous nous rendons compte que la piste n’a plus rien d’un chemin régulièrement emprunté. On tente un ½ tour car nous avions repéré auparavant une bifurcation qui avait l’air de descendre un peu plus.  Et ca file vite même ! Quasi impossible de contrôler les scooters qui dérapent sur le sol gorgé d’eau, la rosée du soir et le brouillard incessant remontant du lac se joignant aux pluies des derniers jours. Mais bon, ca va dans le bon sens et nous sortons enfin de la forêt pour arriver dans …… un cul-de-sac !

 

Nous sommes sur une espèce de plateau intermédiaire et encore très haut sur le flanc Est. Nous apercevons Tuk-Tuk au loin et ses lumières mais aucun chemin ne veut s’offrir à nous pour la rejoindre.

 

Là, c’est quand même un peu la merde …… nous sommes sur les réserves d’essence depuis trop longtemps pour espérer plus d’une ½ heure de route, remonter dans la foret en poussant nos montures semble quasi-impossible et même si nous tentons notre chance à pieds à travers bois sur cette paroi assez raide, impossible de retrouver demain les scooters car nous n’avons aucune idée d’où nous sommes exactement ….. Ne parlons pas du fait que nous n’avons rien à manger, plus qu’une ½ bouteille d’eau pour 4 et des habits d’estivant en pleine montagne (le massif ne culmine qu’à 700 mètres mais avec l’humidité, ca commence vraiment à cailler !).

 

 

*****

« Votre série revient tout de suite après la pub …….. »

*****

 

« ♫♪♫ aaaaah ……. dou-dou-douddou-doudou (croc) ♫♪♫ »

 

-          « Ceci est un message de prévention en altitude : attention, la montagne est magnifique mais elle peut aussi être dangereuse. Si vous ne connaissez pas les pistes, demandez qu’un guide vous accompagne. Partez couverts car le temps peut vite changer et laisser toujours votre itinéraire à quelqu’un en bas en cas de besoin. La montagne, ca vous gagne. »

 

« ♫♪♫ aaaaah ……. dou-dou-douddou-doudou (croc) ♫♪♫ »

 

*****

Vous regardez : « Lost, les disparus »

*****

 

On a récupéré du réseau sur nos téléphones portables …….. encore faut-il être capable d’indiquer ou nous sommes.

A ce moment précis, un rire lointain nous glace le sang ….. ! En sursautant, nous apercevons des flammes qui semblent venir d’un peu avant sur la piste. Nous nous dirigeons vers celles-ci en prenant soin d’annoncer notre arrivée à grand renfort de « Hello-hello ».   

Nous tombons sur un groupe de 7 ouvriers locaux qui, sortis de leurs cabane pour faire un feu et se réchauffer avant d’aller se coucher, sont tout aussi surpris que nous de tomber les uns sur les autres. Bien évidemment, à part « cow-boy », « Marlboro » et « tanque iou », les 7 nains ne pipent pas un mot d’anglais.

Schweini, fort de ses 9 semaines passées en Indonésie – il doit repartir ce lundi en Allemagne, tente le dialogue. On apprend qu’on est bien loin d’arriver chez nous et qu’ils n’ont pas d’essence car la seule machine qu’ils ont à disposition est « solaire ».

Ca gigote dans mon sac, le téléphone sonne. Ba oui, ca doit être plus ou moins 13h30 en France et la maman, la frangine et les filles veulent me faire le traditionnel coucou du samedi midi. « Ecoute pas maintenant, on demande notre chemin à des locaux car on est un peu paumé. Oui c’est ca, à la semaine prochaine, on s’appelle pour la noël ».

On appelle notre hôtel et c’est l’américaine, forte de ses 27 ans d’anglais, qui s’y colle. Ils ne savent pas trop ou nous sommes mais nous envoient tout de même du renfort avec des bidons d’essence, Prof ayant donné notre position approximative. En effet, tous ces ouvriers viennent de Medan, la grande ville à 3 heures, et ne connaissent pas parfaitement le coin.

Les 7 nains nous invitent à attendre la cavalerie chez eux, au chaud et au sec. Nous nous lavons les pieds et le manège dure un bon moment. La cabane est minuscule et tout ce petit monde s’entasse dans la pièce unique.

2.Samosir_45.JPG

 

 La photo est prise depuis le fonds de la pièce unique ……

 

Un second téléphone avec l’hôtel nous confirme que quelqu’un nous attend à l’intersection juste en haut de la pente si glissante. On salue et remercie tout ce petit monde et on file dare-dare. Loin de moi l’idée de vouloir passer sous silence la pénible remontée des scooters mais en gros, on a bien poussé et bien glissé.

 

Ce que nous redoutions arrive : personne en haut !!! Les employés de l’hôtel étant eux aussi des saisonniers qui viennent de Medan et qui changent tous les 6 mois, ils ne savent pas trop ou nous sommes.

Ne nous reste qu’une solution : redescendre (à pieds cette fois-ci) et aller mendier auberge auprès des 7 nains avant que ceux-ci ne suivent Dormeur dans les bras de Morphée pour de bon …… aucune envie de faire 20 minutes de scooter, tomber en panne d’essence et passer la nuit dans les bois en altitude !

 

A notre arrivée, ils avaient l’air de nous attendre, comme si leur Beau Miroir leur avait déjà dit que décidément, ils n’arriveraient pas à se dépatouiller ce soir de ces visiteurs impromptus. Mais ils nous accueillent les bras ouverts et nous (re)prenons place dans leur « maison »

2.Samosir_44.JPG 

La « maison » style Batak ou nous passerons la nuit

 

« Ah c’est cool …… moi qui voulais tester une nuit dans ce genre de bâtisse », tenta Riton. « Oh put****, viens par là toi …… ».

 

« Alors mon cher Bixente, il est l’heure de la question SMS de la 1ere mi-temps. Si voulez :

-          Que Rity quitte la maison => tapez ‘1’

-          Lui enfoncer le vieux chiffon qui traine au fond de la pièce pour qu’il se la coince => tapez ‘2’ 

 

Vos réponses sur : 3615 Qui n’en veut

(487 euros + cout d’un appel local)»

 

On essaye d’échanger avec les 7 nains mais dur de savoir ce qu’ils sont venus faire dans cette galère. Ils construisent un bout de route sur ce plateau cul-de-sac (mais bordel ca sert à quoi, la première habitation doit être à au moins 1 heure de piste défoncée ?!? Quand on construit une route, c’est comme une ligne de chemin de fer : on le fait en avançant, pour aller d’un point A à un point B et pas 50 mètres comme ca, tous seuls, sortis au milieu de nulle part !). Ils sont là une semaine complète sans redescendre dans la plaine et ont des provisions pour tenir. Ils rigolent bien de nous voir ainsi …… mais la conversation est vite limitée.

Un dernier téléphone avec l’hôtel : celui nous confirme que les recherches reprendront demain matin …… ils sont quand même un peu stressés. Roby me glisse : « bravo Olive, après le Piton de la Fournaise en 2009, tu vas refaire la une des journaux locaux. Demain dans le Dailly Toba : « 4 couillons perdus en montagne » J ».

 

Nous nous allongeons sur le sol de la pièce unique et Grincheux ne rechigne pas à laisser sa couchette à notre américaine. C’est au moment ou les paupières commencent à devenir lourdes malgré le froid qu’enfin nous réussissons à tous nous comprendre : Simplet lâche un pet énorme qui résonne sur les planches en bois => tout le monde explose de rire …… les rires semblent même redoubler quand les 7 nains se rappellent qu’une Blanche neige est avec nous ……. Que c’est beau, l’entente internationale J.

 

 

*****

« Pour savoir ce qu’il adviendra de nos 4 couillons, ne manquez pas demain le prochain épisode de : Lost, les disparus »

*****

« Tout de suite après la pub, retrouvez votre feuilleton Joséphine Ange Gardien : elle aidera Xavier Berger, un argentin à Paris, à retrouver son modjo »

*****

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:53

 

Journée de transit aujourd’hui : on rejoint le lac Toba, au sud-ouest de Bukit Lawang.

C’est aussi la destination de Schweini, donc nous ne sommes que 3 dans le minibus qui « va en 6 heures et sans stop jusqu’à destination », dixit le mec de l’agence …… [les lecteurs assidus de ce blog auront déjà tout compris des « » et des petits points en fin de phrase].

Nous traversons pendant presque 15 km une gigantesque plantation de palmiers, à laquelle se greffent quelques villages et dont le centre est bien évidemment une usine d’huile (me demande si mon vendeur rencontré dans l’avion depuis la Malaisie se fourni ici …).

A Medan, le chauffeur réclame sa pause syndicale de 15 minutes et choisi comme emplacement une petit superette juste en face de …… notre hôtel aux bestioles !  «  Fou …… la ville n’est pas assez grande pour choisir un autre emplacement ! » s’insurge Riton. « Faudra penser à me donner le mail du Lonely Planet. « Le meilleur hôtel de la ville dans cette gamme de prix » : m’en vais te leur passer une branlée à ceux-là ! ». « Je te rappelle que depuis l’épisode de la tomme de Savoie, toi tu n’as plus le droit d’accès à l’ordinateur … ».

A la sortie de la ville, se passe ce que nous redoutions : le chauffeur passe par un point ou tous les minibus en direction du Lac Toba se remplissent …… par chance pour nous, nous ne serons que 3 de plus. Pas de chance pour :

-          le chauffeur, son petit business au black n’est pas très rentable aujourd’hui

-          Roby, son voisin pue la mort ….

 

Arrivée à Parapat, la principale ville aux abords du lac Toba vers 16h30 …… Avec un départ à 8h30, difficile de considérer que les mathématiques indonésiennes soient aussi floues dans l’opération de base qu’est l’addition : le trajet ne devait durer que 6 heures ……

Nous devons attendre le dernier ferry à 18 heures pour rejoindre l’ile Samosir ou l’activité touristique est la plus développée. 1h30 pendant laquelle les rabatteurs d’hôtels se succéderont à notre chevet comme les médecins à celui d’Argan. Un conseil si vous passez un jour par ici : dites que vous savez ou vous allez, que vous avez déjà réservé et payé toutes vos nuits ….. car ils sont assez lourds quand même !

Un petit coup de pluie accompagne notre traversée vers Tuk-Tuk, une ville presqu’ile sur l’ile en forme de « petoillon sésicoire », Pierre Bellemare n’aurait pas manqué de relever.

2.Samosir_47.JPG

 

 

 2.Samosir_48.JPG

 

Le nom de la ville n’a rien à voir avec les taxis typiques asiatiques : elle signifie littéralement « toc-toc », car depuis toujours, si un habitant de celle-ci a besoin de quelque chose, il n’a qu’à aller toquer chez son voisin qui tentera de le satisfaire de son mieux ……. l’hospitalité à l’indonésienne en somme.

Nous jetons notre dévolu sur l’hôtel Carolina : à moins de 4 euros la nuit, on va pas se gêner ….. !

 

Schweini et la hollandaise – qui était arrivée par le ferry précédent - nous rejoignent pour le diner. Nous trouvons par la suite un bistrot de locaux pour un dernier verre ou nous faisons la connaissance d’Andy. Il est originaire de l’ile, travaillait à Bali et est en vacances dans sa famille car il est marié à une norvégienne (trop froid pour lui en ce moment …). Nous testons la boisson locale, une mixture de palme ….. Au nez c’est pas top, l’attaque ressemble à du lait de coco et la finale tire sur du cidre de quelques jours : même Gillou, pourtant vite dithyrambique, aurait du mal à s’enthousiasmer dessus. Mais bon, c’est comme le Crépy tiède : c’est le 1er verre qui est dur J.

Lors de la discussion, Andy semble assez bien connaitre l’Europe (« mon ancienne petite amie était espagnole », « je parle un peu l’allemand », « je connais Amsterdam »). Roby, taquin, demande : « tu faisais quoi à Bali ? ». « J’avais un groupe de musique ». Ba voyons ……. Roby me rappelle que Bali est un spot réputé pour les européennes en mal d’affection : Andy a réussi à tirer le bon numéro …..

 

Rendez-vous est pris le lendemain matin avec Schweini pour le tour de l’ile.

 

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:39

 

Juste après le petit déjeuner, on attaque la marche du matin …… et c’est vraiment violent ! On fait des passages ou la pente est à plus de 80 degrés : en montée, on a quasiment le nez contre la paroi ; en descente, on s’accroche à tout ce que la jungle nous offre (lianes, arbres, voisins, ……).

Je suis content d’avoir choisi des chaussures de trek un poil plus chères : elles sont vraiment mes copines maintenant. Notre hollandaise est déjà au bout du rouleau (elle tombe une ou deux fois), le gallois ne rate pas une occasion de s’assoir lors des pauses tandis que Schweini lui s’en fout : maillot de bain, chaussures de surfeur et clope au bec ……

Le terrain accidenté me rappelle un peu avril 69. Notre avion abattu par la DCA, j’étais avec John mon copilote, 200 Viets à 2 heures derrière nous et la jungle comme ennemie de notre progression …… La chaleur nous accablait et John trébucha dans un piège qui lui sectionna le pied. J’emballai celui-ci et pris John sur mon dos. Lors de la traversée d’une rivière, un crocodile emporta mon poto de régiment et je ne pu rien faire d’autre qu’offrir le pied, 3 mois après, à Abigail, la maman qui pleurait son fils unique dans le Wisconsin. Aujourd’hui encore, le pied trône dans la cuisine, comme reposoir à couteaux. Vraiment une sale affaire …..

 

La dernière crête est la plus impressionnante mais aucune photo ne peut retranscrire la sensation d’équilibriste qui parcourt notre corps : l’adrénaline se déverse dans notre sang et se joue de nos nerfs, plus personne ne parle et Schweiny ne cherche plus son briquet …..

La cascade en bas est la bienvenue pour nous rafraichir aussi bien le corps que les idées.

 

Le dejeuner au ventre, chaque groupe rentre au village en rafting sur des embarcations de tout dernier cri :

1.Butik_Lawan_123.JPG

 

 

Il se met à pleuvoir lors que nous embarquons …….. Nous étions perdu pendant plus de 2 mois dans la jungle mais aujourd’hui, nous sommes heureux de retrouver la civilisation lorsque nous apercevons les premières habitations. C’est ca la jungle : elle ne pardonne jamais aucune erreur J.

 

 

Partager cet article
Repost0