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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 22:04

 

Destination la plus au sud, pour mon passage au Chili … (ba oui faut pas déconner : c’est l’hiver ici … la Patagonie, ce sera pour une autre fois.)

 

Non … 3 heures de bus et nous arrivons à Santa Cruz, la ville reine de la vallée de Colchagua : une des mères patries de l’œnologie au Chili … !

 

7.SantaCruz 17

 

Riton : « pour ceux qui n’auraient pas encore compris que la vigne a été apportée un peu partout dans le monde par le christianisme »

 

 

En un ¼ de seconde, c’est l’endroit où on se sent bien … ! Une décontraction, une sympathie naturelle (et non forcée pour des raisons commerciales), … tout ici semble être voué au culte du plaisir hédoniste.

 

 

7.SantaCruze photosJuan 24

 

 

Il n’est pas trop tard en cet après-midi et j’arrive à me faire le musée « gargantuesque » de Colchagua. Il faut savoir que ce musée est le plus grand musée privé du Chili, son propriétaire n’ayant que peu de solutions pour s’en sortir …

 

Riton : « Effectivement, le mécène de ce musée, et d’une bonne partie de l’infrastructure de la région, a eu quelques pbs avec le ministère américain des Affaires étrangères … »

 

Il est vrai que le Senior Cardoen a vu sa tête mise à pris pour « opérations litigieuses avec l’Irak » … Tu m’étonnes : le gars était marchand d’armes international et le Chili n’a pas d’accord d’extradition avec les States => le gars est donc condamné à rester sur place et à investir ses million glanées ici et là.               

 

Et il faut dire que sa collection est immense ! On passe de pierres semi-précieuses, de fossiles et autres merveilles archéologiques à des reliques de la colonisation, des guerres d’indépendance et du Pacifiques en passant par un historique de l’automobile, du téléphone, de l’imprimerie et des différentes cultures sud-américaines … Une vraie machine à remonter le temps …

 

7.SantaCruz 02

 

7.SantaCruz 03

 

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Riton : « J’adore l’épaisseur de cette guitare »

 

 

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Riton : « Eperons-éperons …. Petit patapon … »

 

 

 

Il y a aussi une salle dédiée aux armes à feu et aux armes tout court (Riton : « le contraire m’aurait étonné »), une aux découvertes de Darwin et des engins ferroviaires, viticoles ainsi que des calèches !    

 

7.SantaCruz 16

 

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Riton : « J’ai trouvé : James Bond était chilien … ! »

 

 

7.SantaCruz 12

 

 

 

Le dernier ajout est une salle exclusivement dédiée aux derniers héros chiliens internationalement connus : les 33 mineurs de San José qui avaient passé plus de 2 mois emprisonnés sous terre en 2010 (la mine est à 30 km de Copiapo, ville par laquelle j’étais passé il y a quelques semaines) : des éléments historiques de cette épopée humaine y sont exposés (capsules qui ont ramené les mineurs à la surface, originaux des messages de soutien des familles, …)     

 

 

 

En ce mardi, je prends un « collectivo » pour rejoindre la vina de Santa Cruze, à quelques kms du village de Lolol, dont le nom fait rire Riton 2 fois (Riton : « Heuuu Elisabeth … puisque tu qui n’es pas de la génération SMS à tout va, LOL signifie en gros : « je me marre » … Pour plus de détails, demande à Laura J … MDR, PTDR XD)

 

C’est cool car il n’y a personne … comme les 4 jours que je passerai ici, d’ailleurs : pas un gringo a l’horizon ! De toutes manières, le tourisme viticole est un tourisme dit culturel : pas d’anglais de 20 ans complètement bourrés des 8 heures du matin comme à Phuket ou à Vang Vieng …

 

L’accueil de top qualité dans ce superbe domaine

 

 

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Système d’irrigation contrôlé par ordinateur … no comment !

 

 

Je fais le tour de la cave et de ses diverses cuves, puis dégustation … Toutefois, et comme souvent, les vins mis en dégustation sont trop jeunes L

 

Le domaine est vraiment vaste et … super bien aménagé : il y a même un téléphérique !

 

7.SantaCruz VinaSantaCruz 13

 

 

Celui-ci nous mène sur les hauteurs de la vallée …

 

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…avec une vue imprenable sur le domaine

 

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7.SantaCruz VinaSantaCruz 26

 

 

 

Les hauteurs sont agrémentées d’un sentier de randonnée (plus de 3 heures mais je n’ai plus le temps cet aprèsm) et d’un musée en plein air célébrant les principales ethnies du Chili

 

7.SantaCruz VinaSantaCruz 15

 

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7.SantaCruz VinaSantaCruz 21

 

Non Riton … pas dans ce sens là, les ethnies …

 

 

En fait, je réalise que ce domaine appartient au même propriétaire que le musée de la veille : ceci explique cela (les investissements conséquents … Un musée de l’automobile devant même être inauguré prochainement à l’entrée du domaine, histoire d’offrir un « jour complet sur place » pour les touristes – musées, cave et randonnée).  

 

 

 

Ce soir, je découvre le « club social » où je peux enfin déguster le vin qui m’a interpellé cet après-midi : le Chaman 2007 Gran Reserva (Syrah)… totalement différent de cette minéralité que j’apprécie sur un Saint-Joseph bien franchouillard de chez nous !

 

20h54 : dernier verre sur la bouteille, enfin il se réveille … ! La granularité des tanins vient chatouiller les parois de mon verre, sa couleur concentrée de prunes et de mûres contraste avec l’onctuosité en bouche qui vire sur des notes d’eucalyptus. Conclusions : encore un peu jeune et un poil irrégulier … Mais toujours du bonheur de mettre le nez dans un tel breuvage.

 

Riton : « Ah ba c’est sûr qu’une bouteille à 2 - dont moi - tu l’as bien mis, le pif dans le verre … »


« Ohhhhh c’est bon, si on peut plus en profiter de temps en temps …. Surtout ici » J

 

 


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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 05:35

 

Antofagasta, Copiapo et La Serenna … déjà vues. Comme ce sont les seuls centres urbains importants le long de la côte et de la panaméricaine (l’axe principal nord-sud), je cherche et trouve un vol direct pour Santiago. Riton : « N’en déplaise à D’jo …. Même si ces villes ont une équipe en 1ere division, pas d’arrêt sur le chemin retour » J

 

Petite semaine tranquillou sur la capitale … La visite juste à coté de mon quartier, Barrio Bellavista, nous offre une vue imprenable sur Santiago (depuis le Cerro San Cristobal)  … et sur les ravages que la pollution d’une ville de 5 millions d’habitants peut offrir.

 

6.Santiago 01

 

6.Santiago 03


6.Santiago 04

 

Le « nuage » est bien visible sur ces photos

 

 

La Virgen de la Immaculada Concepcion, du haut de ses 14 mètres, veille toutefois à la pureté de la ville  

 

6.Santiago 08

 

6.Santiago 11

 

 

Comme je n’ai pris que « la montée » via le funiculaire, je profite de la descente - à pieds - toute en douceur avant de retourner dans les tourments de la métropole … avec une vue imprenable sur les Andes si proches et si lointaines/hautes à la fois

 

6.Santiago 17

 

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6.Santiago 15

 

 

 

 

Un peu de boulot … et beaucoup de bon temps, tranquillou …

 

Riton : « Du boulot … ?!? Toi … ?!?! Tu te foutrais pas de la gueule du monde des fois ? »

 

« Oh c’est bon ! Si on ne peut plus s’accorder un peu de vacances … C’est un métier de voyager J »

 

 

Bref … en route pour ma dernière escale SudAm …

 

 

Riton : « Ah parce que tu vas passer 10 semaines en AmSud sans aller voir un match de foot !?! Tu vas avoir des problèmes avec D’jo, Guillaume et Ludo de Sainté à ton retour … »


Que voulez-vous … essayé : pas pu. En même temps, on ne peut pas tout faire … J

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 23:55

 

Record battu aujourd’hui …

 

Alors que je pensais ne descendre que sur Tacna, la ville juste avant la frontière chilienne, je trouve à ma descente du bus un taxi qui n’attend plus qu’un pèlerin pour compléter son tacot, changer de pays et joindre Arica, la ville juste après la frontière péruvienne. Banco !

 

Joe le taxi, y va pas partout : il nous pose à la gare de bus longues distances (c’est sa vie : dans sa Saxo jaune, il fait la rumba entre Tacna et Arica plusieurs fois par jour). Une compagnie propose un direct Arica-Iquique dans 30 minutes. Re-banco !

 

Voila donc comment, plus de 14 heures après avoir quitté Arequipa au Pérou, je me retrouve dans la première grosse station balnéaire du nord du Chili.  

 

 

Coincée entre un désert d’eau, à l’Ouest, et un océan de sable et montagnes à l’Est, la ville s’étire du nord au sud ... pas le choix !

 

5.Iquique 01

 

5.Iquique 05

 

5.Iquique 06

 

 

 

J’avais cru comprendre que ma seule chance de trouver une école de kite surf au Chili serait à Iquique. J’ai saisi ma chance … mais je le confirme : y’a pas moyen L

 

Il y a bien des sites dans l’arrière pays, symbolisant le glorieux passé ostentatoire de l’âge d’or du salpêtre, mais ils ne sont accessibles que via des tours organisés. Je n’ai pas non plus trop envie de tester la discipline reine de la ville, le parapente (le courant ascendant, généré entre l’océan et les montagnes, est considéré comme l’un des plus porteurs de toute l’Amérique du sud). On se contentera de petits tours ici et là … sans prétention.

 

 

Des cousins germains du pélican ont élu domicile sur la plage nord de la ville, juste avant le port …

 

5.Iquique 07

 

5.Iquique 09

 

5.Iquique 11

 

 

… pendant que je soupçonne des éléphants de mer de venir se grattouiller le dos sur le gravier attenant

 

 

5.Iquique 13

 

5.Iquique 14

 

Riton : « Oui, pas facile avec cette luminosité : au milieu, la grosse saucisse allongée … »

 


Pas de Plaza de Armas ici ! C’est la Plaza Pratt qui fait office de centre-ville (Riton : C’est facile … soit c’est l’une, soit c’est l’autre alors … »)

 

5.Iquique 16

 

5.Iquique 17

 

Comme sur toutes les places du monde, des bambinos courent en vain après les pigeons … De toute manière, je serais curieux de voir la tête d’un gamin s’il arrivait à en choper un J. Riton : « A part aller pleurer dans les jupons de sa mère, je ne vois pas … ».

 

 

Le steak que je trouve ce soir est juste parfait : une « main » de longueur, une de largeur et un pouce d’épaisseur … Comme pour me rappeler que la viande latine est aussi de renommée mondiale ! Riton : « Par contre, niveau légumes : ca se résume vite à Patates au four ou Frites … Plus dur, ca ». Oui, ca me fait penser au cultissime film de Kad et Olivier, Mais qui a tué Pamela Rose ? :


 - « Quel est votre légume préféré, Ripper ? » 

 

 - « Les patates ! »

 

Ok …

 

Riton : « Elisabeth … Fait chauffer les endives au jambon pour notre retour !!! J J J »

 

 

La paternité du Pisco Sour est mon sujet de conversation préféré par ici … Délicieux cocktail-apéro à base d’eau de vie de raisin, de jus de citrons frais, sucre et tout ce que le barman ne veut pas vous dire (secret oblige …), il est le sujet d’une véritable guerre entre le Pérou et le Chili, qui le revendiquent tous les 2 au titre de « boisson nationale ». 2 faits semblent toutefois établis : les traces les plus anciennes du Pisco Sour dans l’histoire de la picole proviennent du Pérou alors que le Chili en consomme et exporte plus aujourd’hui. Qui a raison ?

 

Riton : « En notre qualité de juges indépendants … en fait, on s’en fout. C’est comme chercher à savoir si la fondue au fromage est suisse ou de la Yaute : du moment que c’est bon !  Mais c’est juste pour faire parler les gens ».

 

Vous imaginez bien que selon que l’on soit à Tacna (Per) ou à Arica (Chi), distantes de 60kms seulement, la version est TO-TA-LE-EMENT différente J

 

 

 

Voila … On va donc continuer, toujours plus au sud.

 

Riton : « ♫♪♫ Vas-y Olive … Vas-y fonce … Dans la nuit vers l’amas de zones … ♫♪♫ »

 

 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 04:13

 

C’est bien beau le sec … mais j’aime bien l’eau aussi. Aujourd’hui on plonge donc dans le Rio Chili, la rivière qui descend des sommets que nous avions tutoyés hier.

 

 

8.Arequipa rafting 01

 

8.Arequipa rafting 02

 

8.Arequipa rafting 03

 

 

 

On n’oublie pas les combinaisons, ni notre embarcation …

 

 

8.Arequipa rafting 04

 

 

… et nous partons pour une bonne heure de descente au milieu de ce cayon, bien humide pour une fois.

 

Riton : « Et alleeeez …. Il a encore recasé sa théorie sur les vallée irriguée au milieu de plaines et plateaux secs comme un paysage lunaire ».

 

Pas trop question de sortir l’appareil « non-waterproof » dans ces conditions … Les 3 anglaises qui m’accompagnent en ont bien un mais elles n’ont pas de PC et ne rentrent en Europe qu’au mois d’octobre : un poil juste pour la mise à jour du blog de Riton L

 

L’équipage est cohérent, solidaire et performant … Résultat : aucune chute ou retournement de bateau ne sont à déplorer ce matin et nous nous faisons bien plaisir. Riton : « Une fois n’est pas coutume, ca se passe bien …. avec des anglais ! »

 

L’arrivée vient lécher les abords de la ville, tout comme le fait le Rio Chili avec les plantations en terrasse

 

8.Arequipa rafting 05

 

 

Le temps de ranger le matos … avec une vue pas trop pénible, ma foi

 

8.Arequipa rafting 07

 

 

Et nous retournons déjà en ville.

 

 

Aujourd’hui, c’est big fiesta à Arequipa : la ville fête son anniversaire le 15 aout et les festivités débutent des la veille par des défilés monstres dans toutes les rues !


 

8.Arequipa 02

 

8.Arequipa 04

 

 

 

Tout ce que compte une ville de 1,2 mio d’habitants comme chorales, fanfares, écoles, associations sportives et culturelles, congrégations, syndicats, … arpentent les rues afin d’assurer l’animation et, accessoirement, exhiber à la capitale Lima la volonté d’indépendance de la seconde ville du pays … 

 

8.Arequipa 03

 

 

 

La musique est entrainante et tout ce petit monde frappe le pavé au gré du rythme

 

 

 


 

 

Les processions durent jusqu'à ce que le feu d’artifice de minuit ne vienne calmer les ardeurs les plus chaudes … Seuls les sud-américains sont capables d’offrir une telle ambiance !

 

 

 


Un petit tour au jardin des Enfants …

 

8.Arequipa 09

 

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… un sur la place des Armas et sa cathédrale sur toute la longueur (c’est assez rare) …

 

8.Arequipa 13

 

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… et il est temps de dire Adios à Arequipa.

 

 

Thanks for all … surtout pour ta belle fête !

 

 

 

 

 


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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 03:04

 

Encore un bus d’après-midi (les longues distances partant de Lima tôt le matin, elles chopent leurs hôtes au fur et à mesure de leur avancée) et nous voici arrivés à Arequipa, une des big cities du Pérou. C’est presque 1 heure du matin et je n’ai pas envie de faire les 3 bornes à pied depuis la station de bus jusqu’au centre ville => taxi en lui demandant gentiment de me diriger vers un hôtel.    

 

Nichée aux pieds des Andes, la ville est de nouveau en altitude (2'350 mètres) et se targue d’être un haut lieu des activités en plein air … en plus d’être profondément attachée à ses traditions et donc, anti-capitale ! Riton : « Dis-donc … Je ne savais pas qu’au Pérou, il y avait des Corses ou des Bretons … Je suppose qu’il ne faut pas non plus leur parler du Lima SG ici … ».

 

En ce jour du Seigneur, petit tour en ville histoire de booker les 2-3 choses que je veux faire ici … Et c’est parti !

 

Sam et Tom, un couple d’anglais, se joignent à nous en ce lundi matin : les 2 env. 25 ans, elle finit son doctorat en physique des particules quand lui jongle avec les chiffres à la City. (Riton : « Ah oui … la physique des particules : qu’est-ce qu’on a rigolé dans le mini van avec le boson de Higgs).

 

On grimpe sur les pentes volcan Misti, jusqu’à 4'860 mètres tout de même ! Jusqu’au milieu des années 90, il s’agissait de la seule route reliant Arequipa à Cusco, 2 des villes très touristiques du Pérou … Et pour une route, c’est plutôt une piste bien rocailleuse, qui semble ne vouloir pardonner aucune erreur de trajectoire !

 

8.Arequipa VTT 06

 

8.Arequipa VTT 05

 

 

Arrêt dans une station relais TV-téléphone où les gardiens sont tous contents de voir notre guide leurs apporter le journal du jour (ils passent des semaines entières ici avant de redescendre pour leur perm).

 

8.Arequipa VTT 07

 

8.Arequipa VTT 04

 

 

Et on met l’équipement …

 

8.Arequipa VTT 10

 

 

… que je n’avais plus porté depuis bien longtemps !

 

Notre guide insiste pour la énième fois sur les consignes de sécurité : « Pas trop vite au début, prenez confiance et familiarisez vous avec les freins … Attention ! Les freins sont inversés par rapport à la Grande-Bretagne : l’arrière, c’est le droit … sinon vous risquez de faire un joli vol-plané ».

 

Et on grimpe sur nos montures

 

8.Arequipa VTT 08

 

 

 

VTT de descente, activité à considérer comme « risquée » … surtout sur de telles pistes !

 

De touristes visitant, nous passons à objets observés

 

8.Arequipa VTT 01

 

8.Arequipa VTT 03

 

 

… et nous attaquons 3 bonnes heures de descente, sur un sol sec, poussiéreux et caillouteux qui se dérobe sous nos roues … comme pour nous prévenir qu’il n’était pas notre ami et que nous n’étions pas les bienvenus sur ses terres …

 

8.Arequipa VTT 12

 

 

 

Ma roue avant plante assez rapidement ici et là, le manque d’oxygène attenue mes reflexes et les pierres jonchant la pistes font déjà leurs œuvres : après à peine 5 minutes, un caillou explose littéralement mon dérailleur et il n’est même pas question de réparation ! Je comprends instantanément pourquoi il y avait un 5ieme vélo sur le toit de notre van ce matin : la « voiture balais », qui nous suit 100 mètres derrière, fait aussi office de voiture technique.

 

Riton : « Aaaahhh, si seulement le français Absalon avait eu la même au J.O. hier … ».

 

On réattaque et comme je ne suis plus « un jeune chien fou », je laisse Tom et le guide partir à fonds devant, Sam et moi assurant le grupetto. Je me rends compte que je n’ai plus 20 ans … C’est comme pour le vertige : plus jeune, je n’y étais absolument pas sensible … Avec l’âge, je suis de plus en plus « incommodé en hauteur », comme on dit. 

 

Moins de 3 minutes après, au détour d’un virage, un gros nuage de poussière me brouille la vue. Le temps qu’il se dissipe, j’aperçois 30 mètres devant moi Tom gisant par terre … à 5-7 mètres de son vélo ! Des éraflures partout sur le visage, le nez en sang, les mains rabotées malgré les gants de protection et une fois revenus à lui-même (après d’interminables secondes), les bras et les jambes s’articulant tel un Guignol … Des gestes incohérents, le regard totalement absent, … le gars est K.O. !

 

Personne n’a vu ce qu’il s’est passé (le guide était devant et Sam et moi, un virage derrière) mais on subodore qu’il a planté sa roue dans une partie sableuse et qu’il a perdu le contrôle de son vélo. Tom lui-même est incapable de se souvenir de ce qu’il lui est arrivé ! Le choc a été tellement violent ! En tout cas, après moins de 10 minutes de descente, la journée est déjà finie pour mes 2 anglais (Sam décidant bien évidemment de suivre son homme dans le van pour redescendre).

 

La nuque raide comme un nerf de bœuf, notre chauffeur lui pose une minerve de fortune avec nos vestes et pulls et sans totalement comprendre ses injonctions en espagnols, je perçois toutefois le sens de son regard inquisiteur : « Et toi ? Tu continues ou pas … ? ». Je ne cherche pas spécialement à jouer au bon samaritain mais je m’enquiers tout de même auprès de notre guide : « Heuu … faudrait pas qu’il aille directement à l’hosto, notre ami anglais ? ».  « Oui » me répond-t-il, « Mais nous si tu veux, on peut continuer car de toutes manières sur ces pistes, on va plus vite en VTT que lui en mini van ». 

 

« Riton .. ?!!? »

 

« Je veux mon n’veux … !!! »

 

On repart donc pour la 2ieme fois … TOTALEMENT SENSBILISE, cette fois, aux dangers que ces pistes peuvent représenter ! 

 

8.Arequipa VTT 11

 

8.Arequipa VTT 14

 

 

 

Nous dévalons la piste et coupons ici et là par des raccourcis bien « trash » … histoire à la fois de se faire plaisir et de gagner un plus de temps sur la voiture balais derrière nous. Le plus beau est incontestablement le dernier raccourci : 3 kms de hors piste officielle … et de pur bonheur ! 

 

8.Arequipa VTT 15

 

8.Arequipa VTT 16

 

8.Arequipa VTT 17

 

 

 

« Mon » guide m’avoue que c’est aussi son préféré, surtout au mois de mars, juste après la saison humide : la piste est dure (pas de zone molle dans lesquelles la roue avant peut se planter) et il y va à fonds ! Riton : « Un peu comme aux Gets, en sommes ». Oui … « mon » guide étant semi-pro de descente VTT, il connait la fameuse étape de coupe du monde qui clôture habituellement la saison dans la Yaute. 

 

Mais ne nous voilons pas la face : je ne quitte pas la piste (ou hors piste) des yeux … j’ai retenu la leçon. A chaque fois que je manque de me vautrer, c’est parce que j’avais le nez en l’air …

 

Nous rejoignons le tarmac …

 

8.Arequipa VTT 18

 

 

… nous étions 3 heures plus tôt, aux pieds de ces tours d’acier 

 

8.Arequipa VTT 19

 

 

 

Nous aurions dû faire encore 15 kms tranquillous sur cette route absolument pas fréquentée mais lorsque le « mini van ambulance » nous rejoint, je vois que l’état de Tom ne s’est pas amélioré : ca fait 3 heures que Sam lui raconte ce qu’il s’est passé, où ils sont et lui n’arrive toujours pas à imprimer.

 

« Arequipa ?!? Mais c’est où ca ?  … Pérou ?!?!  Amérique du sud ?!?!? Mais qu’est-ce qu’on fout là ? ».  

 

« Mais si … j’avais une conférence à Lima dans le cadre de mon doctorat et tu m’as rejoint jeudi dernier ! »

 

En plus des trous sur son visage, Tom a un énorme trou de mémoire …. Pour un anglais, ne pas se souvenir qu’hier encore, il y avait les J.O. à Londres, chez lui !!! Alors qu’il avait assisté aux épreuves de waterpolo et Beach volley (ce qu’il m’avait dit ce matin, avant) …

 

Sans un mot et d’un commun accord tacite avec mon guide, nous décidons d’écourter la journée et de filer tout de suite à l’hosto … ! Pas de « roue libre » … que je n’aurais de toute manière pas appréciée dans de telles circonstances. Je quitte mon couple de « bras cassés » devant la clinique d’Arequipa, en prenant le mail de Sam … histoire que le blog de Riton ne reste pas sur une fin aussi pénible.

 

 

La nature nous a rappelée aujourd’hui qu’une simple erreur, lors de vacances qui se veulent festives, peuvent marquer quelqu’un … plus que de raison !

 

 

Riton : « That’s life : on ne sait pas de quoi demain sera fait … Vivons l’instant présent, comme si c’était le dernier … »

 

 


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