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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:31
Record battu : levés à 2 heures du matin ! Car aujourd’hui, c’est le Pic d’Adam qui nous tend les bras (une montagne sacrée) et il est de bon ton d’arriver là haut au lever du soleil pour voir celui-ci inonder la vallée.
2h30 : Départ. Comme je suis fair-play avec vous, je retranscris ici les 2 versions de cette ascension : l’officielle (pour la postérité) et l’officieuse (la dure réalité).
 
Version « pour la gloire »
 
(de préférence, à lire en pensant à Xavier Bertrand dans les Guignols)
 
Version à cacher aux petits enfants
 
(de préférence, à lire en pensant à Jean Yanne ou Jean-Pierre Bacri)
 
1.
La 1ere heure et demie se passe dans les champs de thé.
1.
Idem.
 
 
 
 
2.
Traversée d’habitations ou les chiens réveillent des locaux qui nous indiquent le chemin à suivre.
2.
Apres 1h30, on est toujours en plein milieux du thé et l’habitant nous indique qu’on est partis sur le mauvais flanc depuis la vallée : faut faire ½ tour et rattaquer en face.
 
 
 
 
3.
A la suite d’un très long faux-plat (à faire pâlir Jean-Paul Olivier), nous arrivons en sifflotant au pied des 5'000 marches qui nous attendent pour atteindre le sommet.
3.
Apres avoir tourné en rond dans le village et demandé notre chemin au garde municipal, on se tape ce faux-plat dare-dare et on arrive aux marches (effectivement, il y en a bien 5'000). Je suis déjà trempe de transpi et en transe car je sais que ces 2 heures « dans le vide » ont entamé mes réserves.
 
 
 
 
4.
Nous attaquons les marches d’un bon pas et c’est cool, il n’y a personne avec nous (nous profitons pleinement du paysage et du silence).
4.
Ba oui mon couillon qu’il n’y a personne, si on te dit qu’il faut attaquer à 2h30, à presque 5h tout le monde est déjà dans le dernier ¼ de l’ascension.
 
 
 
 
5.
C’est un peu dur pour Christiana et Riton qui peinent à suivre mon rythme.
5.
Je suis complètement à la rue et je repense à mon oncle et mon cousin qui me disaient cet été : « viens avec nous en montagne ce dimanche matin, ca te fera un bon entrainement » ……
 
 
 
 
6.
A la moitié, j’annonce que leur rythme trop lent est mauvais pour moi et qu’il faut que je parte seul devant : rdv à la prochaine buvette, au ¾ du parcours.
6.
Christiana court 3 fois par semaine et fait des semi-marathons, moi si y’a pas un ballon devant, ca m’gonfle de courir dans le vide ….. donc je vous laisse deviner laquelle lâche l’autre.
 
 
 
 
7.
La buvette est la bienvenue et quand je termine mon Fanta, elle ne fait que commencer le sien.
7.
Tout pareil mais l’inverse. En plus, on commence à croiser des gens qui redescendent, alors….
 
 
 
 
8.
Le spot en magnifique d’en haut, dommage qu’il y ait trop de brouillard ce matin pour apprécier le lever du soleil.
8.
Déjà dit au point 4 : quand tu pars avec 2 heures de retard, le soleil ne t’attend pas !
 
 
10.Pic d'Adam 7
 
 

10h30 : petit déjeuner, douche et sieste bien méritée vers 13h (on peut faire le check-out quand on veut dans cette guest house car ils savent très bien que tout le monde fait pareil après une telle ascension).

15h30 : le dernier bus pour Hatton étant à 16h30 (un train nous y attend à 23h pour relier la capitale puis ensuite les plages du sud), nous descendons à la réception pour régler notre nuit. Et voila qu’on essaie de nous charger une seconde nuit car nous partons tard ! Début des négociations …..

17h30 : fin du check-out et des négociations ….. nous avons réussi à se faire comprendre et on a gain de cause. Le bus n’est plus là depuis longtemps, allez savoir pourquoi …….

17h35 : panne générale de courant dans la guest house ; celle-ci durera tout juste 10 minutes.

17h40 : arrivée en minibus d’une troupe d’irlandaises qui doit passer la nuit ici et se lever elle aussi à 2h la nuit prochaine.

17h45 : après un rapide tour des chambres, et vu qu’il n’y a pas d’électricité, ces demoiselles décident de ne pas rester, de zapper l’ascension du lendemain et de partir directement dans le sud pour les plages. Il reste 2 places dans leurs minibus => on saute avec elles, of course ! (enfin un peu de chance aujourd’hui ……. pas pour longtemps).

17h50-01h45 : On fait donc le trajet depuis les montagnes du centre jusqu’aux plages du sud. Les demoiselles sont toutes profs d’anglais aux Emirats Arabes Unis pour les enfants de la haute bourgeoisie et bénéficient actuellement de 10 jours de vacances.

Je vous confirme que les irlandaises n’ont rien à envier aux irlandais. Elles chantent à tue-tête tous les standards des 80’s, 90’s, 00’s  ainsi que des chansons payardes à te faire passer Képi et le Loup Blanc pour des premiers communiants. Les bouteilles de vodka fusent dans tous les sens et je me fais prendre par surprise en buvant un mix Téquila/Sprit (moi et la téq, vous savez …..).

Je regarde le responsable de leur tour (un guide sri-Lankais accompagné d’un chauffeur et d’un boy à tout faire) et lui demande : «  c’est pas trop dur des fois … ? ». « m’en parlez pas : elles ont fini complètement bourrées hier à 3 heures du matin en boite de nuit ! ».

On s’arrête toutes 45-50 minutes car ces demoiselles ont des envies que la natures ne peut refreiner bien longtemps. A chaque fois, je descends me dégourdir les jambes et quand tout ce petit monde remonte (au passage, après avoir mis un foin pas possible dans tous les restos ou nous nous sommes arrêtés), les locaux me regardent avec un grand sourire et le pouce levé : « you are the boss, man » ….. tu m’étonnes, avec 12 nénettes, je suis le seul male : ca l’fait J.

02h00 : Apres que ces miss aient testé tous les hôtels de la plage (à chaque fois il y avait quelque chose qui n’allait pas – prix, dispo, ….), on saute du bus à Hikkaduva pour tenter notre chance avec un bus local car nous, nous continuons de descendre le long de la cote. Un taxi fini sa journée devant nous et rentre sur Galle (plus au sud). Il nous propose fort sympathiquement de nous pousser, gratuitement. « Ba mon cono ! », s’écrie Riton, « toi t’es un chef ! ». On accepte donc fort volontiers ….. enfin le bon karma semble revenir et le bracelet porte-bonheur qu’un moine m’avait donné ce matin au pied du Pic d’Adam (contre un don pour leurs bonnes œuvres) commence à fonctionner.

02h30 : on chope un bus de nuit, totalement bondé qui accepte néanmoins de nous prendre pour les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de notre destination pour 55 roupies (soit env. EUR 0,33 ….. qui dit mieux ?).

Alors là c’est la fête …… bien que tout le monde dorme plus ou moins, c’est lumière tamisée rouge, musique locale à fonds et guirlandes lumineuses : le P’tit Savoyard n’a qu’à bien se tenir !

Nous sommes tout devant, juste à coté de la porte grande ouverte ; le chauffeur fume discrètement une cigarette que son contrôleur lui avait allumée (il est formellement interdit de fumer dans les lieux publics au Sri-Lanka et le bus est un lieu public) tout en traversant les villages le long de la riviera à 90 km/h …… un tout grand moment !

03h15 : à cause (ou grâce, c’est selon) des fréquents arrêts (c’est plein mais ca continue de monter à chaque stop), on arrive enfin à Mirissa qui sera notre camp de base pour ces prochains jours.

03h30 : bien évidemment tout est fermé, il ne nous reste plus que la plage pour nous héberger. Nous avons la voie lactée pour nous seuls et le bruit des vagues pour nous accompagner dans les bras de Morphée.

 

Voila maintenant plus de 24 heures que nous étions levés.

  

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:28

 

 

Aujourd’hui nous allons au parc d’Horton’s plane ou nous attend au beau milieu du parc naturel le terrifiant World’s End (d’où le nom de l’article, pour ceux qui n’aurait pas suivit … J).

 9.World-s-End_7.JPG

 Le gardien est peu accommodant, il ne nous laisse pas rentrer gratos ….

La balade est de 9km et au milieu de cette promenade de 4 heures se dresse donc le fameux « World’s End »

9.World-s-End_13.JPG

 

 9.World-s-End_14.JPG

  

Une falaise à pic de 1'300 mètres ! A filer les ch’tons : je change immédiatement la couche de Riton …. Il est recommandé d’arriver au plus tard entre 10 et 11 heures car après, le brouillard enveloppe la vallée de ses bras (« circulez M’sieurs dames : y’plus rien à voir »). Nous sommes sur place à 8h45 ….. mais n’avons que 15 minutes de pur bonheur avant que le brouillard ne fasse son œuvre : surement le décalage horaire L.

Un peu plus loin dans le parc, nous découvrons les Bakers’s falls, de magnifiques chutes d’eaux.

9.World-s-End_25-copie-1.JPG 

    9.World's End 24 

  9.World-s-End_28.JPG

 

Il y a pas mal de monde aujourd’hui dans ce parc, dont beaucoup tout endimanché (c’est surement la sortie de la messe qui donne envie de se dégourdir les jambes). A part le gardien à l’entrée, nous ne croisons aucun autre animal …….  hormis des hordes de russes qui semblent avoir envahi les montagnes sri-lankaises (ba les voila nos russes dont on nous avait tant parlé ces derniers jours).

 

Après une douche et 2-3 biscuits, direction Daloussia (au pied du Pic d’Adam) ou une courte nuit nous attend ……

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:11

Nous prenons le train entre Kandy et Nuwara Eliya (tiens-tiens, Eliya ….. me rappellerait presque une jeune demoiselle tout juste arrivée sur terre : encore félicitations aux parents J). 2eme classe mais il n’y a plus de place : nous squattons donc le wagon « restaurant » entre la 2eme et 3eme classe. Un groupe de jeune se met à jouer du tam-tam et de la cymbale : ca fout tellement le feu que 2 touristes russes de la 1ere classe viennent prendre des photos.

Nous serpentons entre les différentes vallées qui séparent ces 2 villes, au milieu des plantations de thé. Des femmes, tamoules en majorité, assurent la laborieuse cueillette de feuilles qui perdront jusqu'à 75% de leur poids pour donner le breuvage tant désiré.  

8.Kandy-Nuwara-Eliya_2.JPG

 

 8.Kandy-Nuwara-Eliya_6.JPG

 

8.Kandy-Nuwara-Eliya_10.JPG 

8.Kandy-Nuwara Eliya 14 

8.Kandy-Nuwara Eliya 16 

8.Kandy-Nuwara-Eliya_18.JPG 

 8.Kandy-Nuwara-Eliya_21.JPG

 

8.Kandy-Nuwara-Eliya_23.JPG 

8.Kandy-Nuwara-Eliya_26.JPG 

 C’est tout ce que j’aime (vous l’avez bien vu au nombre de photos que j’ai mises ci-dessus) : relief, verdure, irrigation, paysage façonné par l’homme mais en harmonie …… Je suis stupéfait du travail colossal que l’entretien de ces plantations demande tout au long de l’année : si on les laissait faire, ces arbres pourraient atteindre les 10 mètres ! Et ce n’est pas ici que Sisyphe perdrait son latin J.

 

Nous faisons un petit tour dans la ville à la tombé de la nuit avant d’aller manger. Les étalages de fruits sont plus que sympath et nous n’y sommes pas insensibles. Nous traversons aussi le marché couvert ou l’odeur du poisson séché est, particulière …. Heureusement que les autres épices viennent à la rescousse de nos narines. Le curry de bœuf qui suit est excellent et mon voisin lève le pouce en signe d’approbation de ma venue dans sa cantine.

Nous passons la nuit dans « l’hôtel le plus haut du Sri-Lanka ». Et comme on nous a donné la suite familiale (!) et que celle-ci trône au dernier étage, nous pouvons nous gargariser : nous sommes les voyageurs qui dormirons le plus haut au Sri-Lanka cette nuit ……… « alors ?!? c’est qui l’patron … ?!? »

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 09:35

Toute la journée à Kandy. Cette ville, située dans les terres et assez haute, est la seconde du pays par sa taille et surtout pour son importance religieuse : une dent de Bouddha repose dans un de ses temples.

Visite, donc, du temple de la dent ….. les shorts étant interdits pour ces messieurs, me voila paré d’un paréo local qui fait le plus bel effet sur la gente féminine J.

7.Kandy_5.JPG

 On ne voit pas très bien sur cette photo mais voici les 7 coffres d’or recouvrant en poupées russes la dent bénite.

 

7.Kandy_8.JPG

 

 

Par la suite, nous nous ferons jeter à l’entrée du musée national car nous n’avons plus de timbres « musée » sur notre pass …….. à plus de EUR 60 le pass culturel (qui donne accès à bcp de sites sur l’ile), y font chier quand même.

Nous trouvons un autre temple surplombant la ville, ou trône un magnifique Bouddha géant.

7.Kandy_17.JPG

 

7.Kandy_18.JPG 

 Oui-oui, D’jo ….. c’est bien un terrain de foot que tu vois à droite ….. et y’a même un match. Mais pas de détours (suis accompagné d’une miss, je te rappelle J

Au pied du Bouddha, une petite librairie vend des articles bouddhistes (ca tombe bien) et je trouve un livre sur la méditation au titre évocateur de : « Being nobody, going nowhere » …… je retiens Riton juste avant qu’il ne se pende.

Pour la suite, notre chauffeur est un peu déçu que nous refusions le jardin botanique (au moins 3-4 heures de visite) car nous préférons aller faire un tour au marché local ou milles senteurs et saveurs s’entrechoquent au milieu d’une cohue indescriptible. Nous y trouvons même un accès internet (pour la 1ere fois de la semaine, je peux rassurer la maman J).

Mais il est tout content de nous retrouver 2 heures plus tard à un spectacle de danse kandiennes (lui aussi est fan et ne manque jamais l’occasion, lorsqu’il promène des touristes dans cette ville, de venir assister à ces chorégraphies évocatrices des dieux et démons qui ont jalonnés l’histoire du pays). Les costumes sont magnifiques et les rythmes invitent à bouger son popotin (« non Riton : tu ne montes pas sur la scène pour montrer ton cul, Victor et Képi ne sont pas là et ca ne fera rire personne … »).

 

Diner excellent dans un restaurant « très » local qui ferait passer celui de la veille pour un 3 étoiles à Deauville (testé plein de nouvelles petites gourmandises locales). Une nouvelle fois, on nous regarde comme des aliens, comme si ca faisait très longtemps que des touristes n’étaient pas venus manger dans leur cantines.

 

Fin de soirée pluvieuse ….. dans les Highlands sri-lankaises.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 08:56

Pour un réveil comme je les aime, on a connu mieux : yeux grands ouverts à 5h20 ! (oui Riton, t’as bien lu : 5h20). Une vache beugle toutes les 10 seconde à 15 mètres de notre bungalow et j’en peux plus : je saute du lit et vais voir ce qu’il se passe (bordel, je n’avais pas appelé le veille la réception pour un réveil aussi matinal !).

La pauvre avait sa corde coincée dans un arbre et ne pouvait s’en défaire ….. Une copine vient la soutenir verbalement et voilà qu’elles se répondent en canon maintenant ! Le paysan du coin arrive nonchalamment pour la libérer et elle se remet à son ouvrage du matin, la broute, tout en continuant à beugler, moins fort il est vrai (forcément avec la bouche pleine, c’est moins facile, hein ….).

Chez nous, ca ferait longtemps que je lui aurais balancé le mini-four à tartiflette de Riton mais ici, c’est perpette direct si tu fais ca …… un peu comme si un russe aurait, à l’époque, osé toucher les bouteilles de Fanta de Boris Eltsine.

 

Départ pour le site de Dambulla. De magnifiques grottes ont été peintes et décorées sur ordre d’un roi pour remercier ces lieux de l’avoir abrité pendant 14 ans lors d’une invasion ennemie (c’est pas Oussama qu’aurait fait ca à Tora Bora).

6.Dambulla_23.JPG

6.Dambulla_5.JPG

6.Dambulla_11.JPG

6.Dambulla_14.JPG

6.Dambulla 19

 

Lors de notre promenade sur ce site, un singe saute sur le sac de Christiana et essaie de s’y accrocher ….. je ne sais pas ce qu’il cherchait mais ma travel partner ne souhaite pas trop lui demander de plus amples explications ….. J.

 

Arrivée à Kandy, seconde ville du pays ou nous passerons 2 nuits. Ah oui, confirmation : le sport national sri-lankais n’est ni le cricket ni le football, c’est la conduite de nuit et, si possible, sous la pluie ….. (« Riton, ce n’est pas le moment de raconter au chauffeur la blague de la bite qui poursuit un cul : tu vois bien qu’il est concentré à mort … ! »).

Diner en ville dan un resto local de chez local ou le patron nous réserve sa meilleure table pour le lendemain midi (« heuuuuu …. t’as demandé quelque chose, Chrisitiana … ?!?  »).

 

Petit café sur la terrasse de notre guest house, comme tous les soirs, et gros nono après cette belle journée commencée « en fanfare ».

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