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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:53

 

Journée de transit aujourd’hui : on rejoint le lac Toba, au sud-ouest de Bukit Lawang.

C’est aussi la destination de Schweini, donc nous ne sommes que 3 dans le minibus qui « va en 6 heures et sans stop jusqu’à destination », dixit le mec de l’agence …… [les lecteurs assidus de ce blog auront déjà tout compris des « » et des petits points en fin de phrase].

Nous traversons pendant presque 15 km une gigantesque plantation de palmiers, à laquelle se greffent quelques villages et dont le centre est bien évidemment une usine d’huile (me demande si mon vendeur rencontré dans l’avion depuis la Malaisie se fourni ici …).

A Medan, le chauffeur réclame sa pause syndicale de 15 minutes et choisi comme emplacement une petit superette juste en face de …… notre hôtel aux bestioles !  «  Fou …… la ville n’est pas assez grande pour choisir un autre emplacement ! » s’insurge Riton. « Faudra penser à me donner le mail du Lonely Planet. « Le meilleur hôtel de la ville dans cette gamme de prix » : m’en vais te leur passer une branlée à ceux-là ! ». « Je te rappelle que depuis l’épisode de la tomme de Savoie, toi tu n’as plus le droit d’accès à l’ordinateur … ».

A la sortie de la ville, se passe ce que nous redoutions : le chauffeur passe par un point ou tous les minibus en direction du Lac Toba se remplissent …… par chance pour nous, nous ne serons que 3 de plus. Pas de chance pour :

-          le chauffeur, son petit business au black n’est pas très rentable aujourd’hui

-          Roby, son voisin pue la mort ….

 

Arrivée à Parapat, la principale ville aux abords du lac Toba vers 16h30 …… Avec un départ à 8h30, difficile de considérer que les mathématiques indonésiennes soient aussi floues dans l’opération de base qu’est l’addition : le trajet ne devait durer que 6 heures ……

Nous devons attendre le dernier ferry à 18 heures pour rejoindre l’ile Samosir ou l’activité touristique est la plus développée. 1h30 pendant laquelle les rabatteurs d’hôtels se succéderont à notre chevet comme les médecins à celui d’Argan. Un conseil si vous passez un jour par ici : dites que vous savez ou vous allez, que vous avez déjà réservé et payé toutes vos nuits ….. car ils sont assez lourds quand même !

Un petit coup de pluie accompagne notre traversée vers Tuk-Tuk, une ville presqu’ile sur l’ile en forme de « petoillon sésicoire », Pierre Bellemare n’aurait pas manqué de relever.

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Le nom de la ville n’a rien à voir avec les taxis typiques asiatiques : elle signifie littéralement « toc-toc », car depuis toujours, si un habitant de celle-ci a besoin de quelque chose, il n’a qu’à aller toquer chez son voisin qui tentera de le satisfaire de son mieux ……. l’hospitalité à l’indonésienne en somme.

Nous jetons notre dévolu sur l’hôtel Carolina : à moins de 4 euros la nuit, on va pas se gêner ….. !

 

Schweini et la hollandaise – qui était arrivée par le ferry précédent - nous rejoignent pour le diner. Nous trouvons par la suite un bistrot de locaux pour un dernier verre ou nous faisons la connaissance d’Andy. Il est originaire de l’ile, travaillait à Bali et est en vacances dans sa famille car il est marié à une norvégienne (trop froid pour lui en ce moment …). Nous testons la boisson locale, une mixture de palme ….. Au nez c’est pas top, l’attaque ressemble à du lait de coco et la finale tire sur du cidre de quelques jours : même Gillou, pourtant vite dithyrambique, aurait du mal à s’enthousiasmer dessus. Mais bon, c’est comme le Crépy tiède : c’est le 1er verre qui est dur J.

Lors de la discussion, Andy semble assez bien connaitre l’Europe (« mon ancienne petite amie était espagnole », « je parle un peu l’allemand », « je connais Amsterdam »). Roby, taquin, demande : « tu faisais quoi à Bali ? ». « J’avais un groupe de musique ». Ba voyons ……. Roby me rappelle que Bali est un spot réputé pour les européennes en mal d’affection : Andy a réussi à tirer le bon numéro …..

 

Rendez-vous est pris le lendemain matin avec Schweini pour le tour de l’ile.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:39

 

Juste après le petit déjeuner, on attaque la marche du matin …… et c’est vraiment violent ! On fait des passages ou la pente est à plus de 80 degrés : en montée, on a quasiment le nez contre la paroi ; en descente, on s’accroche à tout ce que la jungle nous offre (lianes, arbres, voisins, ……).

Je suis content d’avoir choisi des chaussures de trek un poil plus chères : elles sont vraiment mes copines maintenant. Notre hollandaise est déjà au bout du rouleau (elle tombe une ou deux fois), le gallois ne rate pas une occasion de s’assoir lors des pauses tandis que Schweini lui s’en fout : maillot de bain, chaussures de surfeur et clope au bec ……

Le terrain accidenté me rappelle un peu avril 69. Notre avion abattu par la DCA, j’étais avec John mon copilote, 200 Viets à 2 heures derrière nous et la jungle comme ennemie de notre progression …… La chaleur nous accablait et John trébucha dans un piège qui lui sectionna le pied. J’emballai celui-ci et pris John sur mon dos. Lors de la traversée d’une rivière, un crocodile emporta mon poto de régiment et je ne pu rien faire d’autre qu’offrir le pied, 3 mois après, à Abigail, la maman qui pleurait son fils unique dans le Wisconsin. Aujourd’hui encore, le pied trône dans la cuisine, comme reposoir à couteaux. Vraiment une sale affaire …..

 

La dernière crête est la plus impressionnante mais aucune photo ne peut retranscrire la sensation d’équilibriste qui parcourt notre corps : l’adrénaline se déverse dans notre sang et se joue de nos nerfs, plus personne ne parle et Schweiny ne cherche plus son briquet …..

La cascade en bas est la bienvenue pour nous rafraichir aussi bien le corps que les idées.

 

Le dejeuner au ventre, chaque groupe rentre au village en rafting sur des embarcations de tout dernier cri :

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Il se met à pleuvoir lors que nous embarquons …….. Nous étions perdu pendant plus de 2 mois dans la jungle mais aujourd’hui, nous sommes heureux de retrouver la civilisation lorsque nous apercevons les premières habitations. C’est ca la jungle : elle ne pardonne jamais aucune erreur J.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:43

 

Début de notre trek de 2 jours à 9h, auquel se joignent une hollandaise, un gallois et Schweinsteiger (Schweini par la suite)…..

On attaque bien et après 30 minutes, tout le monde est déjà trempé : un taux d’humidité avoisinant les 95% et la chaleur du matin se chargent de nous faire comprendre que nous sommes dans la jungle, tout simplement.

Le terrain est passablement accidenté ce qui fait que le rythme est assez lent ….. et ca convient à tout le monde !

Nous croisons quelques compagnons de route qui semblent bien se moquer de nous

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Et tout à coup …….  je rencontre notre Cousin. « Qu’est-ce que tu dis là …… Ni Guillaume ni Tarek ne sont là ! », s’exclame Riton ……. « C’est une expression ….. avec près de 95% de chromosomes identiques aux nôtres, on peut raisonnablement dire que l’orang outan (« l’homme sauvage ») est notre cousin. »

Il s’agit d’une femelle et de son bébé.

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Elle n’est pas du tout apeurée car elle a l’habitude de voir des humains - le dernier orang outan réintégré dans ce parc le fut en 2006 : ils passent régulièrement des visites médicales dans un hôpital entièrement dédié à leur cause  …..  c’est pour cela qu’ils sont considérés comme « en semi-liberté ».

Apres une longue série de photo qui fait passer la montée des marches de Cannes pour une vulgaire séance photo passeport, nous continuons notre route. Et une pause pour quelques fruits ….. une. A laquelle se joint un nouveau petit compagnon assez gourmand.

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Assez vite, sa compagne et leur petit le rejoignent.

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Un peu plus loin, nous croisons à 1 mètre de la piste Jacky, une autre femelle et son petit (un Madame orang outan n’a en moyenne que 3 petits dans sa vie). Elle s’est posée là et s’est confectionné un nid douillet.

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Roby a même droit à un gros câlin …..

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 …… le tout sous le regard lointain et tranquille du male, sur de son sex-appeal.

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On continue notre chemin et Jacky nous suit : à mon tour de tomber dans ses griffes !

 

 

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Main dans la main, nous faisons environ 50 mètres sur la piste et je dois malheureusement avouer que dans ce couple éphémère, c’est Jacky qui porte la culotte : elle a tellement de force qu’elle me tire et j’ai du mal à suivre ; un peu comme une poupée de son qui danserait un rock endiablé avec René …..

« Elle m’a l’air bien chaude, la Jacky ….. », insiste Riton, « même avec un petit à la main, elle racole sur le boulevard : elle a du en voir, du client comme toi ». « Jaloux, va : t’as peur que j’adopte le petit et qu’il devienne ton ½ frère, c’est ca hein …. ? ».

 

Pause déjeuner et nous rejoignons ensuite notre camp de base dans l’après-midi, au bord de la rivière.

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 A la traversé de la rivière, le courant est si fort que je me vautre : toutes mes affaires sont trempées, d’eau fraiches cette fois-ci. La carte mémoire de mon appareil photo est toutefois saine et sauve (ouf !).

Il est composé de tentes collectives sommaires, pouvant accueillir jusqu'à 7 personnes, et nous y retrouvons 2 ou 3 autres groupes.

Petit 4 heures, grosse baignade bien fraiche, diner et après quelques jeux qui me rappellent les veillées des camps d’été de l’AFR, il est temps de se coucher, au doux son de la rivière : personne ne rechigne.

Par contre, on se les gèle, la nuit dans la jungle ! Je fini la nuit recroquevillé, le matelas en mousse retroussé et coincé entre mes genoux pour protéger mes pieds, un pull encore bien humide sur mes épaules et ma casquette du PSG visée sur le visage : Roby m’avouera au petit matin qu’il avait bien ri en me voyant ainsi cette nuit-là …….

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:24

 

Apres une bonne sieste bien méritée, nous partons manger un bout et visiter le village de Bukit Lawang.

C’est un village au bord d’’une rivière. Celle-ci jour un rôle social essentiel auprès des villageois puisqu’ils s’y baignent, s’y lavent et font leur lessive, et passent quasiment tous un moment par jour auprès de celle-ci.

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La rivière sait malheureusement aussi être capricieuse comme en 2003, ou de gigantesques crues arrachèrent près de 300 âmes au village (sur 500 habitants, pour mémoire).

Des le lendemain, la reconstruction des maisons et hôtels bordant les rives a débuté. Pas mal de francophones (FR, CH, CAN) sont les nouveaux propriétaires de ces lieus.

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 Photos de notre bungalow, tenu par un suisse.

 

Nous ne trainons pas trop aujourd’hui : outre le fait d’être encore bien claqués de la veille (nous n’avons sieste que 3 heures) 2 longues journées nous attendent demain …..

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:11

09h03 : réveil poussif pour dernier petit-déjeuner chez notre grande folle favorite qui n’a pas l’air d’avoir la pêche ce matin : surement le départ des gros malabars de la navy qui lui pèse sur la patate ….. « « Qui lui pèse sur la patate » ….. là j’ai une jolie image qui me vient à l’esprit, c’est …. ». « Stop, Riton ! c’est un peu tôt pour les blagues salaces …. ».

 

10h20 : dernier plongeon car la mer d’Andaman car nous savons que les 2 prochaines semaines vont se fait sans trop de plage normalement. 2 pick-up se tirent la bourre sur la plage et évitent nos affaires de justesse : merci pour l’appareil photos de Roby !

 

12h00 : en route pour l’aéroport : RM 18 pour 5 minutes alors que mercredi nous avions payé RM 24 pour ½ heure …… mais bon, les tarifs des taxis sont référencés sur l’ile. Fais ch**** quand même de se faire encore traire !

 

12h30 : check-in …… et voila que devant nous, il y a une grande famille qui repart sur KL avec des paquets estampillés « Duty Free » sur 6 charriots ! Interminable …… Cette fois-ci, j’avais pris soin de mettre mon couteau dans le bon sac : celui que mes collègues de boulot m’avaient offert lors de mon pot de départ étant malheureusement resté à Bangkok L.

 

14h30 : on embarque enfin …… savez ce que c’est que d’attendre dans un aéroport : on pique vite du nez. On fait le vol de ligne le plus court de toute l’histoire, je pense : 20 minutes ! Le pilote fait un virage hyper serrée à peine décollé car sinon, il devrait aller tourner au delà de Penang et revenir en arrière …. J’ai tout de même le temps de faire intimement connaissance avec ma charmante voisine :

-          juste avant le départ, je tire un coup sec sur ma ceinture de sécurité car elle ne vient pas : elle est sous ses fesses (oups ! pardon Madame),

-          à l’arrivée, je me lève et lui mets mon coude dans le nez (oups ! re-pardon Madame).

L’aéroport de Penang est en plein chantier et nous devons slalomer entre les travaux et nous y retrouver entre l’affichage temporaire et permanent.

 

18h30 : ca traine, ca traine mais on arrive tout de même à embarquer pour notre 2eme et dernier vol de la journée : Penang - Medan. Je rencontre un chef d’entreprise, actif dans la vente de produits pétroliers et oléagineux. On a très peu de temps pour bavarder car la durée  du vol est négative ! En effet, on part à 18h30 et on arrive à 18h20 …… décalage horaire oblige : on a gagné 10 minutes dans notre vie.

 

19h00 : une fois le visa de USD 25 en poche, on sort de l’aéroport et là, ca commence …… Tout d’abord, il pleut. « C’est quoi ce truc humide qui tombe du ciel ? », demande Riton (ba oui, tellement longtemps qu’on n’a pas vu ca ……). Les taxis sont au moins aussi agressifs que la minette qui veut nous proposer « le meilleur taux de change de toute la terre de la galaxie ». On s’éloigne vers une station d’essence que mon vendeur d’huiles m’avait astucieusement indiquée dans l’avion et ou on trouve un taxi qui nous fait la course pour 25% du prix « négocié » précédemment. C’est de bonne guerre tout ca : dans toutes les villes du monde, prendre un taxi à ou pour l’aéroport est subitement plus cher que la normale ….

Alors notre chauffeur, c’est « Mein Bruder » ….. « mon frère » en allemand SVP. Sa sœur vivrait en Suisse et c’est la seule information qu’on arrive à échanger avec lui aussi bien dans un sens que dans l’autre.

 

20h30 : sans le moindre guide, nous atterrissons sans le savoir dans la guest house la plus recommandée par le Lonely Planet (on le saura un peu plus tard, lorsque nous l’aurons acheté). Mais bon là pas de chance, la seule chambre double avec lits séparés a subit un traitement de l’ossature en bambou de la literie : ca pue l’essence mais la réceptionniste nous dit qu’il n’y a pas de problème : les draps sont secs (!) …… ok, ca va être long. Mais il est tard et de toute façon, nous n’avons pas l’intention de nous éterniser dan cette ville => go ….

 

21h00 : à la recherche d’une nouvelle carte SIM, nous nous faisons alpaguer par une demoiselle à l’entrée d’un centre commercial :

-          « hey, Monsieur, tu aurais une cigarette ? »

-          « non Madame »

-          (en me tirant le t-shirt) « tu me donnes ton mail, j’ai envie de plus discuter avec toi, tu sais ….. »

Au moins ca a le mérite d’être clair et rapide comme message ….. Medan étant la 3eme ville d’Indonésie, elle charrie aussi son lot de maux urbains.

 

21h15 : on trouve un stand de téléphonie mobile dans le centre commercial et on achète chacun une nouvelle carte. La vendeuse, mignonne comme tout : « ah c’est cool ……. comme ca j’ai ton numéro. T’es marié, t’as des enfants ou une petit amie en Europe ? ». « Sont-ce les premiers mots qu’elles apprennent en anglais, les miss ici ? », demande un Riton bien sociologue pour une fois ……

 

23h30 : le repas terminé, il est temps de rentrer pour une bonne nuit de sommeil après cette journée de transit.

 

23h31-4h45 : peu avant l’extinction des feux, dans cette chambre qui sent l’essence, Roby me dit qu’une petite bestiole se promène sur son oreiller : il l’écrase et elle est pleine de sang, visiblement ce n’est pas le sien ! Après vérification, il y en a environ une ½ douzaine cachée sur chacun de nos lits (oreiller, édredon, couverture, matelas, …). On nettoie le tout pendant 20 minutes et c’est vraiment dégueulasse, les taches de sang se multiplient sur le sol. Les plus petites sont de la taille d’une tête d’épingle, les plus grosses presque comme l’ongle du petit doigt !

Apres 10 minutes, voilà que des copines arrivent de nouveau sur nos couvertures ! A peines éclatées que d’autres prennent le relais quelques minutes plus tard ….. c’est une catastrophe ! Franchement, je ne suis pas spécialement douillet à l’idée des bestioles ….. quand c’est dans la nature ou dans un bungalow au bord de mer. Mais là, dans un hôtel miteux qui pue l’essence, ca m’enquiquine vraiment de me faire pomper le sang du cuir chevelu par des acariens dégueulasses qui promènent leur garde-manger dans leur abdomen.

Bien résolus à ne pas nous laisser pomper par rien ni personne à Medan, nous passons donc la nuit comme des couillons, à écouter de la musique, lire notre guide, rédiger le blog de Riton et ….. à éclater ces saloperies ! Nos sacs sont fermés hermétiquement, on l’espère, et nous attendons le premier bus …..

 

4h50 : on descend donc payer notre « nuit » et on se tire vite fait ! Tout juste le temps de voir en direct le coup de sifflet final du match Chelsea-City que le réceptionniste et un copain regardaient ….

 

5h00 : direction la station de bus. On attrape une moto taxi locale, le genre qui remplace les fameux tuk-tuk en Thaïlande ou au Sri-Lanka. C’est une sorte de side-car dans lequel le gros Bouboule du primaire ne pourrait pas monter, faute de place. Nous on est 2, chacun avec un gros et un petit sac et en plus moi je suis avec Roby (un peu le même gabarie que Mister Meuh pour donner une idée – Marco pour les non initiés).

On prend bien conscience de l’étendue de cette ville pendant les 20 minutes ou nous sommes compressés : des sardines se croiraient perdues en pleines steppes mongoliennes, Roby découvre d’autres petites bestioles dans ses jambes ……

 

5h30-8h30 : on prend le premier minibus du matin pour Bukit Lawang. Et c’est parti pour 3 heures de folie ! Outre les arrêts incessants, les fumeurs qui ne se gênent pas car on fume partout en Indonésie, on touche le pic vers 7h30 : 17 dans un minibus de 10 places …… j’ai la fesse droite qui ne touche plus la banquette (ne me demandez pas ou elle est, j’en sais rien), le coude gauche contre l’appui tête de ma seconde voisine et la main droite vissée au plafonnier.

Les envies de dormir sont violentes mais le chauffeur sait comment nous maintenir éveillés : tout être normalement constitué ne peut, à cette vitesse, éviter les nids de poule sur la route.

Peu après 8 heures, Riton s’effondre en larme : sur notre banquette 3 places, on est 4 alors que le reste du minibus est totalement vide …. !

 

9h00 : on trouve la guest house ciblée et c’est cool, il y a de la place …….. on apprendra plus tard que c’est la basse saison et qu’il y a de la place dans toutes les bonnes auberges du coin : nous qui croyons que la chance avait tournée ….

Celle-ci est un peu à l’écart du tumulte bouillonnant de cette mégalopole d’à peine 500 âmes, le long de la rivière. 

 

10h00 : l’heure du gros nono tant attendu est arrivée, après avoir booké notre prochain trek.

 

Nous sommes à Bukit Lawang, Sumatra, l’une des 4 réserves naturelles d’orang-outans au monde …..

 

Voila plus de 24 heures que nous étions levés ….. que Langkawi et ses plages nous semblent loin !

 

 

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