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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 15:06
 
Nous voici aujourd’hui embarqués avec Riton, un couple de suédois, un couple zurichois, un hollandais et un irlandais, dans une aventure de 2 jours dénommée : la Gibbon Expérience ……. Les Gibbon sont une sorte de singe (que nous ne verrons malheureusement pas L, enfin officiellement …..) et le parc est aussi en charge de leur réhabilitation.
 
Comme cette aventure m’a coûté un poil cher, je vous remercie d’avance de bien vouloir introduire votre numéro de carte bleue dans la case qui suit pour avoir accès à la partie « Membres » de ce blog. Merci d’avance (Riton : « tout détournement de fonds et autres fraudes à la carte de crédit ne sont pas à exclure ….. z’êtes prévenus, na ! ». « Fini, oui : tu vas faire peur à tout le monde … »).
 
Numéro
 
 
Une fois votre numéro inséré, la manipulation top-secrète pour continuer à lire ce blog est :
« faites défiler la page vers le bas » ….. mais chut, hein …. ?
 
 
 
Apres une bonne heure de voiture durant laquelle nous nous enfonçons dans la jungle et dans un froid de canard, nous croisons le dernier village et ses habitants « ma fois pas très propres », selon Riton
1.GibbonExperience 01
 
  
Encore un peu plus de 45 minutes de marches au milieu de la forêt de bambou ……
1.GibbonExperience 03
 
1.GibbonExperience 09 
 
 
…… et nous attaquons ce qui va nous occuper le plus clair de notre temps pendant ces 2 jours, les zip lines. « Quèsaco c’truc-là ? », s’inquiète Riton …..
Rien de mieux qu’une petite vidéo ou deux pour expliquer le tout :
 
(n'oubliez pas de mettre le son ......)

 
 
 
 
 
 
Le parc naturel contient plus d’une vingtaine de ces zip lines : nous n’en ferons qu’un peu plus d’une douzaine différentes sur 2 jours, les autres étant réservées aux « 3 Days Experience » ….. « Mais rassure-toi, Riton, nous ferons les nôtres plus d’une fois J ». De 400 mètres, pour la plus courte, à 700 mètres, pour l’autre extrême, nous voltigeons jusqu’à environs 100 mètres de hauteur !
« Aaaaaaaah, ah-ah ah-ah, Estéban Zia, Tao les citées d’or …. », s’époumone Riton ……. Rien à redire de mon coté (sauf qu’on n’est pas sur le bon continent …. mais bon, lui et la géo !) : j’en avais déjà fait mais des comme ca …… youhouhou ! (tiens : faut que je fasse un coup de deltaplane, un de ces 4 ….)
 
Le soir, nous rejoignons notre maison dans …… les arbres !
     

 


 
 
 
 
Celle-ci est perchée à plus de 30 mètres de hauteurs et les guides nous laissent tout naturellement seuls pour la nuit, eux préférant retourner à leur camp ! « Sympath …. Je vois que la confiance en la construction règne, ici … ! », ronchonne Riton.
La maison est bien sûr sommaire ….
 
1.GibbonExperience 22
 
 
 1.GibbonExperience 33
 
 
1.GibbonExperience 25 
 
 
 1.GibbonExperience 46
 
 
 
 
 
……. les toilettes sont du plus bel effet J
 
 
1.GibbonExperience 66
 
 
  
 
Mais elle nous permet de se faire un sacré couché de soleil
 
1.GibbonExperience 48
 
 
 1.GibbonExperience 53
 
 
 1.GibbonExperience 56
 
 1.GibbonExperience 57
 
 
 
 
 
Apres une nuit magique, entrecoupée de bruits bizarres et inquiétants (ba oui : « that’s jungle ! »), nous partons à la recherche des gibbons ….. mais nous rentrerons déjeuner brecouilles, comme on dit par ici ….. L.
Encore une dernière petite zipette, moins haute mais avec un autre panorama …..

 
 
….. et nous voila déjà de retour à Huai Xai ! Que c’est vite passé …..
 
 
En même temps, pas le temps de rêvasser : j’ai le bus de nuit qui part à 17 heures pour 12 heures de route …….. enfin bon, officiellement …….
A 16 heure, moi je suis prêt pour être emmené en tuk-tuk jusqu’à la gare routière à 5 km du centre-ville ……. Pour finir, c’est toute une ribambelle de touristes qui attend avec moi dans la rue principale : c’est le bus qui viendra à nous. Il arrive, à 17h45 (…..), et un rapide coup d’œil me fait déjà dire que, manifestement, là ca va pas le faire …. mais alors pas du tout : y’a un moment où même les sardines disent stop !
Dans cette situation, je :
1.                          cours et dépasse tout le monde sans mettre mon clignotant pour vite gratter une place et être sûr de partir, ou
2.                          cède la priorité aux autres, joue au couillon en trainassant et en disant à la fin : « bon visiblement le bus est plein : quelle solution proposez-vous maintenant ? »
 
« Riton … c’est à ton tour de choisir aujourd’hui ….. » Tic-tac, tic-tac ….. « M’aurait étonné de ta part » => on va donc jouer aux couillons ! Alors on tourne autour du bus, en s’étonnant de sa « petite » taille, en se demandant à voie haute « ah-la-la …. ! Comment autant de monde va pouvoir rentrer ? » - ce qui au passage, fait accélérer les candidats qui ont choisi l’option 1 -, on annonce que, par solidarité, on ne montera « qu’en dernier, une fois sûr que tout le monde aura une place », ……
Et arrive ce qui devait arriver : nous sommes 7 sur le carreau (les 26 places ayant trouvé preneurs facilement – ndlr : dont 6 strapontins …. pour 12 heures de bus ….. si vous voyez ce que je veux dire) …. Donc, sonne le : « Bon visiblement le bus est plein : quelle solution proposez-vous maintenant ? ». Les autres passagers jurent par leurs grands dieux qu’ils ne partiront pas sans nous car nous avons tous payé le même billet, la responsable leur répond : « ba personne ne part, que voulez-vous que je vous dise … ? ».
La tension monte d’un cran ….. Riton me demande la permission (pour une fois !) d’en balancer une : « visiblement, on a tous passé trop de temps en Thaïlande, où les trajets sont pico-bello et sans surprise …… dure retour à la réalité ! ». Je lui mets la main devant la bouche avant que cette phrase ne sorte inopinément …..
A coup de grands « j’ai encore 9 mois devant moi, je peux attendre, mais c’est vous qui payez ! », on avance quand même dans les négociations ….. « et je vous préviens, moi c’est : hébergement, nourriture et 5 bières par jour de retard ! ». L’israélien à cote de moi se marre et surenchéri en s’offusquant faussement : « houla …. moi c’est 10 bières par jour, quand je suis énervé … »
Et arrive ce qui devait arriver, une autre responsable débarque et nous dit en gros : « bon coincez-la un peu, un second bus arrive pour vous 7 uniquement …. ceux qui sont déjà assis partent immédiatement». CQFD : j’adore quand un plan se déroule sans accro ….. J.
En fait, on rejoint un autre bus (un vrai cette fois-ci, un grand …..) qui nous attendait à une petite heure de Huai Xai. Je retrouve l’irlandais et le hollandais qui se demandaient ce qui avait bien pu m’arriver (« on savait pas qu’il y avait 2 bus »). Là, il y a de la place, des couvertures pour contrer les effets de la clim et des quinquas français pour se plaindre : « ho ! Regarde moi celui-là, il est en short et t-shirt avec cette caillante : on les attend depuis 30 minutes et en plus ils font n’importe quoi ». C’est vrai que je suis le seul habillé de la sorte : tous les autres, locaux compris, sont emmitouflés dans polaires et autres pantalons chauds. « C’est parce que y’en a qui viennent de Haute-Savoie et qu’ils ont l‘habitude du soi-disant froid », lui glissais-je au moment de le dépasser pour aller au fonds, tout en mettant ma main sur son épaule, au lieu de son appuie-tête. Silence radio. « Ba on les a trouvés, nos singes qui font la grimasses … », pouffa Riton.
Le trajet n’est pas top-top et il est aussi difficile pour nous de dormir que pour le chauffeur de tenir sa droite …… (ah oui au fait : 1erpays qui « roule à droite » depuis notre départ avec Riton …… faut se réhabituer J). Lors de notre seule escale, nous retrouvons l’autre bus : la boite de sardines. Je recroise à la buvette un des agitateurs de l’après-midi. Lorsqu’il voit « mon » bus, il se marre : « well done, man … ». Il continue ;
-          « vous avez des toilettes ? »
-          « ba comme vous …… faut pas rêver ». 
-          « Et l’écran plat Sony, DVD et tout le tralala aussi ….. ?!? », insiste-t-il en se marrant …..
-          « oui, juste derrière la table de billard J»
Visiblement, ces minibus soi-disant VIP n’ont jamais existés dans cette partie du Laos ….. ou une fulgurante extinction les aura emportés plus vite que les dinosaures !
 
Nous arrivons toutefois à Luang Prabang : Il est 6 heures, la nuit semble vouloir trainer ce matin et il nous faut encore trouver une guest-house ….. enfin, dés que celles-ci ouvriront, bien sûr J.
 
 
 
« Hein-quoi, Riton ? Quelque chose à rajouter … ? …. Bon ok  …. Je laisse donc le soin à Riton de conclure cet article. A pluche ».
 
Riton : « raaaaallez …… ze sais que vous z’en mourrez d’envie …. alors poussez donc votre bureau ou la table du salon, lancer la video ci-apres et mettez le son à fonds …… ! 2 minutes de pur bonheur qui vont vous mettre la chaire de poule, j’en suis sûr ! Ca va vous faire bouger l’popotin et vous mettre la banane comme aux plus beaux jours : promis ! Enjoy J et grosses bises du Laos. »
 
       

 
 
 
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:36

 

 

Nous faisons, avec Riton, nos adieux à la Thaïlande en se promettant de revoir une dernière fois BKK avec le cousin au mois de mars ….. Direction Chiang Khong, petite bourgade mouillée par le Mékong, qui fait office de « check point » avec le Laos juste en face.

Le bus est quasi vide (j’ai les 6 derniers rangs pour moi ….. il n’en compte que 10) et je peux m’étaler sur la roue de secours qui accompagne les quelques paquets que des locaux transbordent de l’autre cote de la frontière : cette partie du Laos est assez dépendante des baths Thaï.

On ne traine pas du coté Thaï car le but est clairement d’aller voir ce qu’il se passe chez cette ancienne colonie française. « Ils ont de la vraie baguette, parait-il …. ? », tente un Riton mi-perplexe mi-impatient. « Oui-oui, j’ai aussi entendu dire ca …. ! ».

On embarque sur une barge ….

     

1.HuayXai 1

 

 

….. qui nous mènera dans un autre pays en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. En voyant la largeur de la frontière, je comprends qu’il n’était pas difficile pour certains « cerveaux » en 1975 de gagner leur liberté : s’ils n’étaient pas décidés à mettre leurs capacités au service d’un régime rouge, quelques coups de brasse suffisaient à leurs faire rejoindre « le monde libre ».

Juste en face (3 minutes de bateau), le poste frontière du Laos nous tend les bras et une fois le visa en poche, l’atmosphère change déjà ….. Ici à Huai Xai, les boutiques et hôtels ont un quelque chose de « frenchy » : ca sens bon le pain chaud dans la rue et le coté colonial de certaines bâtisses éclate au grand jour.

A l’époque de l’Indochine coloniale, Les français disaient : «  les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser et les Laotiens l’écoutent pousser ». C’est une sorte de miroir qui reflète (grossièrement, il faut en convenir) la mentalité des gens d’ici : il ne faut pas encombrer l’esprit avec trop de pensées ou le corps avec trop de travail, laissons infuser les sensations et s’imprégner les expériences car elles ont besoin de temps   …… me réjouis de découvrir tout ca J.

 

Je booke mon trek qui n’aura lieu que le surlendemain ….. j’aurai le temps de faire un petit tour des quartiers de la ville.

Face à nous, le Mékong s’étire sur toute sa longueur : 3eme fleuve d’Asie et quelque chose comme le 8eme au monde

 

1.HuayXai 6

 

 

  

Le veux fort français n’a plus grand-chose proposer et fait même un peu coffe mais tel un coffre, il offre un moment un peu plus au frais à l’abri du soleil qui tape ….. il serait en reconstruction. Environ USD 115'000 pour la rénovation de ce fort ! Ne sais pas ce qu’ils vont faire de ce budget ….. il n’y a que 2 pénibles portes qui semblent arriver au bout de leur dur labeur

 

1.HuayXai 9

 

 1.HuayXai 10

 

« Riton, si quelque de nos connaissances (re)passe un jour par ici ces prochaines années, tu me feras penser à demander ce qu’est devenu ce fort …. ? ».

 

 

 

On perçoit bien l’influence française : il y a plus de 60 ans, les ronds points poussaient déjà comme des champignons un peu partout …..

 

1.HuayXai 11

 

  

…… tandis qu’aujourd’hui, les compagnies d’assurance allemandes étendent leurs réseaux monstres dans les moindres recoins

 

1.HuayXai 7

 

 

 

  

Riton : « Visiblement notre ami Yoyo le musicien n’est pas le bienvenu dans ce quartier ….. » 

1.HuayXai 8

 

  

 

A l’heure de l’apéro, des pécheurs viennent vérifier si le Mékong a été généreux avec eux aujourd’hui …..

 

1.HuayXai 16

 

  1.HuayXai 15

 

  

….. pendant que la tablée voisine de touristes surexcités partage la bière de l’amitié en se remémorant leurs 2 derniers jours, une certaine « Gibbon Expérience ». On ne sait pas trop ce que c’est, avec Riton J.

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:41

 

« Same player, shoot again » …… Comme à Chiang Mai, on arrive à Chiang Rai une nouvelle fois vers les 18 heures avec Riton. La course aux guest-house ayant déjà laissé pas mal de monde sur le carreau, ne nous reste qu’une piole minable au dessus du « Reggae bar », qui fait office de réception : ca promet ….. ! Nous sommes à la base du Triangle d’or, région autrefois tristement célèbre pour sa principale activité : la production d’opium, qu’on transforme assez vite en petite poudre blanche …..

 

Sur le trajet, et plus particulièrement à l’arrivée, je fais connaissance avec Sarah et Ronny, un couple belge. Ils sont tous les 2 binationaux : elle, belgo-tunisienne, lui, belgo-espagnol. Ils arpentent les routes du monde à la rencontre d’acteurs du commerce équitable auxquels ils proposent leur aide afin d’accroitre leur visibilité : soit par le net, soit par la vidéo, soit par tout autre moyen moderne que la grand-mère de Riton ne connait pas. Un petit clic sur leur site nous permettra, avec Riton, de voir leurs travaux finis et en cours : www.fairtradeconnection.org. On se promène au night-market et on trouve une gargote pour le diner : elle sert 24 sur 24 et deviendra mon QG ici, à Chiang Rai-fort de ses multiples établissements fermant assez tôt.   

Enfin assez tôt, c’est vite dit : pas pour tous ….. Je rejoins mes quartiers, le Reggae bar tient plus ou moins ses promesses et clôt ses portes peu avant minuit (officiellement à 11 heures, sur son panneau). Mais ce sont les bars avoisinants qui prennent le relais musical et nous persécutent jusque tard dans la nuit …..

Par la suite, un suédois prend place dans la piole d’à coté, une simple cloison en bois faisant office de filet entre nos deux lits. Pas d’échauffement, le match commence tout de suite et on se rend coup pour coup ! Je tousse une première balle, il me la retourne dans les dents. Je claque le mur en replaçant mon oreiller, il se tourne 2 fois en faisant grincer son lit. Il fait chaud et je transpire grave : même si nous jouons en nocturne, il n’y a pas de clim ou de ventilo et des gouttes de sueur rebondissent sur le sol de ma piole. Il lâche, en jurant, un coup droit sur son matelas pour soigner un moustique, une petite figurine en allumettes tombe de ma table de nuit et s’éclate sur le sol en milles petits os qui viennent se noyer dans ma sueur ….. Il monte au filet en y mettant un coup de genou, je tente de me tourner au fonds du court – tout à gauche – mais  glisse sur l’arrête du lit. Suis un peu court pour amortir ma chute, tape bruyamment du talon en me rattrapant et remets la balle un peu haute : le suédois m’achève avec un smash en éternuant et en faisant trembler le filet …..  

Riton, sur sa chaise haute (polo Lacoste, lunettes de soleil et casquette-visière), lâche un cinglant et implacable « jeu, set et match Bjorn Borg ! ». Cette année encore, ce n’est pas un français qui gagnera l’Open d’Australie …. Sur le sol, « l’eau pleine d’os trahie » la boucherie qu’il y a eu cette nuit là, dans une piole perdue aux fins fonds de Chiang Rai …..

 

Au petit matin, épuisé par ce match en 5 sets que je viens de disputer et de perdre, c’est la circulation qui reprend ses droits et son languissant vacarme : elle met tout le monde d’accord et dans le portillon de départ. Il est 6h42 quand j’en peux plus : je jailli de mon lit, saute dans mes tongues et attaque le couloir raide, en léger devers, qui mène jusqu’au premier virage des escaliers ….. virage gauche, bien évidemment. Je manque d’enfourcher une bouteille de bière vide qui délimite une piste collante des restes de ce qui devait être une sacrée fête (même si le Triangle d’or a gommé certains stigmates, la « neige artificielle » demeure quand même abondante ici). A sept heures moins le CARRE, j’explose tous les temps intermédiaires et suis au cordeau : suis à 2 doigts de déchausser et refuse « le petit verre de vin chaud » que me tend Riton. Je dépasse enfin le gars « qui-se-bulle » à la réception et le salue poliment : « (t)SHUSS, merci pour tout et à la prochaine » ……. même s’il n’est pas prêt de me revoir dans sa fichue cabane en bois ! Je file donc dans la rue et fais une FIXATION : il faut que je trouve une CUCHE-ette plus calme pour la nuit prochaine.

« AMONT avis, je pense que ca ne va pas être dur pour lui d’AVAL-er ca : il a l’air de s’en foutre et d’être sur un autre GLOBE ….. Avec toute cette fumée dans ce Reggae bar, on se croirait dans un SPA-TULE le jurais », conclue Riton. « De quoi il SEMELLE celui-là ! C’est pas lui qui a mal dormi cette nuit …. Grrrrrr ! »

 

En scooter, tout va mieux …….

On part avec Riton à la recherche des caves de Bouddha. Un temple a été creusé dans une falaise à quelques kilomètres au nord-ouest de Chiang Rai.  Mais sur la route, il y a d’abord le Wat Tham « Tu Pu ». « Une blague, Riton, et tu rentres à pieds …. ».

8.ChiangRai 01 

 8.ChiangRai 02

 

  

On trouve un peu plus loin l’objet de nos désirs : The Bouddha Cave Temple

 

8.ChiangRai 03

 

 8.ChiangRai 08

 

 8.ChiangRai 12

 

La grotte n’est pas immensément profonde mais très haute : de longues cheminées s’étirent sur prés de 15 mètres, abritant ca et là des colonies de petites souries volantes qui n’aiment pas trop le soleil. « heuuuuu ….. c’est la fumée du bar qui te fait délirer comme ca ? ».

 

Le chemin continue, protégé du soleil ……

8.ChiangRai 17

 

 

 

……. le long d’une rivière …….

 

8.ChiangRai 15

 

  

……… jusqu’à un Bouddha blanc, perchée sur un autre rocher.

8.ChiangRai 20

 

8.ChiangRai 23

 

 

 

La vue sur la rivière est pas mal.

8.ChiangRai 22 

 8.ChiangRai 21

 

 

 

On se fait aussi une autre grande spécialité du coin : the White Temple. Il me semblait bien l’avoir aperçu dans le bus qui nous a mené de Chiang Mai à Chiang Rai ; des les abords, on comprend  le pourquoi du nom de ce temple récent (début de la construction : 1997 !)

 

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8.ChiangRai 39 

 

8.ChiangRai 46 

 

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8.ChiangRai 65 

  

« Ba dis-donc, on dirait la maison secondaire de Michel Blanc …… Tu crois qu’il vient pousser sa chansonnette favorite ici ? ». « Surement, j’ai vu une affiche annonçant son prochain concert : t’es vraiment stupide quand tu t’y mets ….. ».

 

   

On parcours aussi le musée dédié aux tribus des collines du nord de la Thaïlande …… lequel fait la part belle (plus d’1/3) à l’opium sous toutes ses coutures (historiques, culture, commerce, législations, …..).

 

 

Dimanche matin, c’est à 6h30 que sonne le clairon : des pétards en série annoncent le nouvel an chinois avec un peu d’avance (officiellement c’est demain, lundi 23 janvier). Mais comme nous sommes donc « le 31 », la fiesta semble vouloir s’inviter des le petit déjeuner. Revoilà « mon » année : 2012, tout comme 1976, sera celle du Dragon ……. et plus précisément cette année, celle du Dragon d’Eau Noire.

 

dragon-Chine

 

  

 

 « Ah ouais …. ! Et moi c’est quand mon anniversaire ? ». « Toi, t’es né le jour du Têt : tête à claques, même ».

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:00
 
Arrivés par le bus de 18h17, nous ne dansions par le Jerk avec Riton ……… fallait encore trouver un hôtel et c’est un taxi-moto qui nous conduit dans la partie ancienne de la ville - là ou de nombreux établissements de ce genre accueillent de pas moins nombreux touristes : Chaing Mai est le gros hub touristiques du nord de la Thaïlande. On se plante une ou deux fois, mon chauffeur connaissant aussi bien le quartier que Riton, mais on arrive toutefois à l’hôtel ciblé.
Ces quelques jours de repos sont les bienvenus …… après BKK et Sukhothai, j’ai vraiment besoin de souffler.
Le dimanche est réservé à une promenade dans « les rue basses », le lundi, la bougeotte me fait faire un tour du cote du lac Huay Teung Thao qui est l’une des retraites préférées des locaux lorsqu’il fait trop chaud ici bas. De petites cabanes en bambou, que l’on peut louer pour 3 fois rien, sont dressées tout au long de la rive
7.ChiangMai 7
 
 
7.ChiangMai 2 
 
 
Je ne résiste pas bien longtemps avant de prendre place pour le déjeuner et passer un moment à lire paisiblement, à l‘abris de la légère brise et du soleil.
Vue de « ma » cabane
7.ChiangMai 8
 
 
7.ChiangMai 10 
 
 
Je retrouve de fragiles et légères copines qui dansent avec grâce et que je croise très régulièrement depuis 3 mois. Elles me font systématiquement penser aux parties de pèches à Machilly que j’aimais finalement « Amor » : les Dragonfly …… ou, les libellules, en français.
Sur le retour, un temple attire mon regard ….. ou tout du moins les habitants de la marre qui le sépare de la route
7.ChiangMai 13
 
 
 7.ChiangMai 12
  
« Ca doit être la saison du rut pour qu’ils se regardent comme ca : 1'000 baths sur celui de droite ….. ! », avance Riton. « Mais bien sur … ».
 
Petit détour au Wat (temple) Sisuphan, autrement surnommé le silver temple
7.ChiangMai 21
 
 
7.ChiangMai 17 
 
7.ChiangMai 16 
7.ChiangMai 18 
 
Qui a la particularité d’être interdit aux ……. Femmes !
7.ChiangMai 19
 
« Voila enfin quelques moines qui ont tout compris à la vie ….. ». « Toi, tu vas pas te faire que des copines avec cette sortie …. mais je ne m’en mêle pas ».
 
Silver temple, silver temple …. Enfin bon, quelques dorures viennent tout de même trancher avec le froid métal
7.ChiangMai 20
 
« Ba oui : y’a pas que l’argent dans la vie ….  », s’écria un Riton goguenard, fier de sa blague et regardant ca et la si quelqu’un d’autre n’aurait entendu son bon mot.
 
Mardi, je continue mes petites virées en ville et alentours et me retrouve auprès d’un second lac qui lui, abrite la jet set et le gratins pour des déjeuners d’affaires très-très importants.
7.ChiangMai 23
 
 
7.ChiangMai 24 
  
Mais bon, la carte n’a pas grand-chose d’intéressant. « Tu parles ! Dis plutôt que t’es radin comme la fourmi et que tu ne veux pas me payer une bonne bouffe, oui ». L’a pas tout à fait tort, le Riton pour une fois : d’une c’est cher et de deux, vraiment rien de spécial.
 
En fin de journée, je retourne au Silver temple ou j’ai une séance initiation méditation. « Ah ba ca va être du joli …… tu vas t’envoler sur d’autres planètes ? N’oublie pas ton passeport et ramène-moi un t-shirt «  I  untitled.png  Mars » ». « Tu comprends rien de rien, mon pauvre Riton …… quand tu es sale, tu te laves ; quand tu as faim, tu manges ; quand tu es fatigué, tu vas au lit …… alors puisque tu prends si bien soin de ton corps, pourquoi ne ferais-tu pas de même avec ton esprit ? Ce n’est que ca, la méditation : reposer ton esprit et en prendre soin. Le reste n’est souvent que du folklore. Faut vraiment que je cache les DVD des Inconnus : t’as trop abusé de Skippy ».
 
Encore quelques flâneries en ce mercredi et quelques détours dans des bookshops, il est temps de bientôt reprendre la route ……
 
 
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 05:52

 

En ce jour de chance (vendredi 13), ne pouvant jouer à l’Euromillion, je décide de m’en remettre aux divinités locales et à Bouddha en particulier : Sukhothai est une ancienne capitale de Siam et un site historique de tout premier ordre pour la Thaïlande. Pour une fois, j’ai une bombinette comme scooter et je vais pouvoir passer d’un site à l’autre sans trop trainer …… même si ce n’est pas le but de tout faire au pas de charge.

Le parc historique de Sukhothai est assez évasé ce qui laisse pas mal de place aux nombreux touristes français de tous âges pour circuler sans trop se marcher dessus. Ici, lorsque vous croisez quelqu’un, vous avez plus de chance d’être dans la bonne cible si vous dites « Bonjour » que si vous dites « Hello ».

6.Sukhothai 02 Mahathat 

 

6.Sukhothai 05 Mahathat

 

 

 6.Sukhothai 08 Mahathat

 

 

6.Sukhothai 25 SaSi 

 

6.Sukhothai 28 SaSi 

 

 

Celui-ci est original car il ne présente des éléphants sur le pourtour

 

6.Sukhothai 32 PhangPan

 

 

6.Sukhothai 33 PhangPan 

 

 

  

 

Et celui-ci est d’influence Khmer  

6.Sukhothai 10 Sawai

 

 

 

 

Riton est à deux doigts de fondre en larmes de désillusion lorsque nous apercevons les restes d’une gigantesque statue de Bouddha ….

6.Sukhothai 42 PhraPhaiLuang

 

 

Lui qui croyait que ces édifices étaient faits d’un seul tenant, d’un seul bloc de pierre arraché de quelque mont voisin et travaillé pendant des milliers d’heures par de petites mains ….. Mais non, il n’en ai point : l’armature de ces mastodontes est faite de briques, recouvertes de multiples couches afin de façonner la forme définitive.

 

6.Sukhothai 44 PhraPhaiLuang

 

  

 

En ayant fini avec ce que je voulais voir ici, il n’est que 14h ….. hum-hum ! Que faire ? Riton : « allez se taper une bonne bière ? ». « D’une, il est un peu tôt pour ca et de deux, je te rappelle que j’ai besoin de repos ….. maintenant que les affreux sont partis ».

A l’aide de ma monture du feu de dieu, je décide de filer vers Satchanalai, l’autre site moins connu à un peu plus de 50km de là. Comme ce n’est qu’une immense ligne droite entre les 2 villes, je tape des pointes à 110 km/h et je rejoins un havre de paix en moins d’une heure : là, comme il y a moins de temples, c’est encore plus désert en touriste …….. que demande le peuple ?

 

6.Sukhothai 60 Satchanalai KhaoPhnomPhloeng

 

 

6.Sukhothai 72 Satchanalai ChangLom 

 

6.Sukhothai 85 Satchanalai ChediChet 

 

Voici la représentation du dernier temple …… à l’époque où il « fonctionnait »

6.Sukhothai 75 Satchanalai ChediChet

 

  

Le ciel s’assombri et je me dis que suis vraiment dans la m... s’il se met à pleuvoir car avec plus de 50km à faire en sens inverse sous la pluie, ca risque d’être du joli. Mais non, des centaines de compagnons tels que ceux-ci prennent simplement leur envol pour je ne sais quelle promenade de fin d’après-midi et masque un peu plus le soleil déjà couchant.

 

6.Sukhothai 59 Satchanalai

 

 

Ouf !

 

 

Avant de rentrer, un « petit » arbre me rappelle que c’est important, d’être bien ancré : j’ai l’impression qu’il plonge littéralement des 2 mains dans cette terre sacrée

6.Sukhothai 87 Satchanalai ChediChet

 

 6.Sukhothai 88 Satchanalai ChediChet

 

 

  

Retour sur Sukhothai …… « Dis-donc Riton, tu me feras penser demain matin d’éternuer en allemand au petit déjeuner, histoire de ne pas être trop importuné par de gros lourdauds de Lourdes ….. ? Merci d’avance ».

 

 

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