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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:15

 

 

Direction Coles Bay en ce lundi matin (ba oui c’est pas drôle : la semaine de boulot reprend J). Dernière bourgade avant le parc national de Freycinet.

Apres Swansea (et oui, il y en a aussi un ici …), je suis seul dans le bus … Et encore plus seul dans la navette qui, depuis la bifurcation, mène aux abords du parc. Nous faisons le postier entre les différentes habitations et hôtels encore ouverts. J’apprends que dans quelques semaines, ce sera la fête française ici et tout le monde sera déguisé (les français ont découvert une bonne partie des cotes, il y a plus de 200 ans et même l’actuel maire de la bourgade est « un mangeur de grenouilles » qui semble tout droit sorti des Brigades du Tigre – moustache et rouflaquettes de tout premier ordre !). L’année dernière, la femme du chauffeur répondait au doux patronyme d’Emma la Douce. Riton : « Demande à tata Sophie, si Emma est une douce … ! »

500 habitants ici à l’année et c’est la fin de la haute saison avec la fin des vacances scolaires. Le serveur du seul troquet me demande : « Qu’est-ce que t’es venu foutre là, mec : c’est mort de chez mort ! ». « Je fais UN tour du monde, mec, et il n’existe pas … LE tour du monde J »

 

On fait calme cette première après-midi : petit tour dans la péninsule

 

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On dine donc le soir dans le seul resto/bar ouvert de la place …

Riton : « Faudra trouver quelqu’un par ici qui m’explique comment elle fait, la jolie serveuse pour être aussi mignonne … ». « Toi, tu vas mal finir : je te rappelle qu’il n’y a que 500 âmes ici => son père et son oncle sont surement respectivement le cuistot du resto et le boucher du quartier … » J

 

Et on attaque le parc naturel en ce mardi matin : plus d’1 heure de marche pour rejoindre le début des pistes officielles … et pas une âme charitable pour me prendre sur la route L.

 

La boucle que nous pensons faire, avec Riton, est d’à peu près 5 heures. Apres avoir pris notre ticket à l’office agréé, nous continuons le long de la Richardsons Beach …

 

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… jusqu’au parking véhicules. Là, je range ma veste dan mon sac et je me dis : « en route ». Sauf qu’un petit zozo vient perturber mon planning  quelques minutes

 

 

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oh ba mince alors J

 

La montée est super sympath

 

 

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La première halte est le point de vue de la fameuse Wineglass Bay … Il y a encore un peu de monde mais ca va …

 

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Cette baie est magnifique … et il me prend de remercier les Australiens d’avoir su préserver ce si joli témoignage de beauté que Dame Nature a bien voulu nous offrir. Riton : « tu m’étonnes ! Sans être méchant, on en a vu pas mal en 5 mois et ½ qui auraient vite-fait-bien-fait mis un hôtel 5 étoiles ici … »

 

On descend le long de la falaise … jusqu’à cette fameuse baie déserte.

 

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Riton : « déserte-déserte … t’en as de bonnes toi : il fait quoi, le zozo cul-nul ici sur la plage … ? »

 

 

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C’est vrai que nos amis locaux ne se gênent guère pour prendre leurs aises : après tout c’est vrai, « ils boxent à domicile »  J

 

On se fait un bon kilomètre sur la plage, quasiment seuls au monde …

 

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Le sable est granuleux, presque comme des gros grains de sel, et il est difficile de manœuvrer au milieu

 

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Riton : « le cuisto du dernier bivouac a surement dû tomber amoureux de la baie … »

 

 

Probablement, mais on ne va pas se plaindre … J

 

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La végétation est un peu particulière ici  

 

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Apres avoir trainé un poil sur cette plage très venteuse (le pacifique faisant face), on tire le long de la Isthmust Track …

 

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… histoire de rejoindre la seconde plage mythique du coin : Hazards Beach

 

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Riton : « Hazard Beach … tu m’étonnes que pas beaucoup de touristes ne s’y hasardent. Seuls Thierry, pour danser son jerk, ou Eden pour dribler quelques ballons viennent par ici … ». Effectivement, nous sommes seuls et c’est bien cool J

 

Mauvaise nouvelle lorsque nous arrivons au bout de la plage (et explications du pourquoi celle-ci est déserte) : la piste est soit disant fermée pour raison de sécurité … Riton : « Mon cul, oui ! Pour encaisser les 12 dollars d’entrée, là y’a du monde  … mais pour te dire qu’aujourd’hui « exceptionnellement » cette piste est fermée, y’a plus personne ». C’est vrai qu’après avoir fait le Piton de la Fournaise, on ne va pas faire ½ tour alors que le plus gros de la journée est fait ! On continue et tant pis …

On serpente parmi la forêt dévastée depuis les derniers incendies …

 

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… et on recroise nos plus fidèles amis

 

 

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Cette partie de la piste est la plus belle que nous aillons faite de la journée et on ne va pas s’en plaindre !

 

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Aucun souci à notre arrivée … ouf ! Sachant que les australiens sont très sévères en matière d’écologie, m’aurait pas étonné qu’on prenne une amende salée au retour …

 

 

Question culinaire, Riton a aussi enfilé le temps d’une journée le costume du Jean-Pierre Coffe local. Riton … ?  

« Oui très cher … Alors, j’ai essayé pour vous, le fromage à l’abricot => je confirme : ne perdez pas votre temps ; pour un peu de caractère, même les pages lingerie fine de La Redoute vous en offrent plus. Testé le Merlot tasmanien : peu mieux faire, ce fin tanin doit manquer un peu de soleil (mais tout à fait correct par rapport à la moyenne ici). Me suis frotté au salami piquant méthode hongroise (!) : à part arracher le gueule, je vois pas à qui ca sert … Dégusté la bière locale, la Hazard (du nom du massif du parc) : enfin un délice ! Une robe rouge-ambrée à te faire passer l’avocate de la série Engrenages sur Canal pour une ramolo-biscoto ». 

En effet, la « vraie » cuisine australienne n’en ait qu’à ses balbutiements. Le must ici est le « Mod Oz », c'est-à-dire le Modern Australien. Sorte de fusion des différentes cultures qui ont bercé les traditions culinaires des premiers colons. Elle se veut avant-gardiste en injectant des senteurs et des nuances de tout horizon. Ici, la cuisine moderne n’est jamais tout à fait provençale, jamais sicilienne et quelquefois asiatique … Le Nouveau Monde réinvente aussi les recettes de grand-maman, d’où qu’elle vienne ... grand maman J.

 

Riton : « Heuuuu … au fait, Olive. Tu trouves où le temps d’écrire mon blog (puisque je suis trop jeune pour savoir écrire) ? ».

« Mon job pendant 1 an, est de voyager … ca ne veut pas dire que je suis tous les soirs en boite de nuit et que c’est Seven days week-end … C’est toute la différence entre être en vacances 2 semaines ici ou là et faire un trip d’un an. Ce sont tes mémoires que j’écris J. Et si sur ce blog, il y a 80% de ce que je vois, il n’y a que 10% de mes pensées ».

Riton : « Merci, Olive … »

 

Sacré Riton … J

 

 

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