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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:28

 

Mer - 18h00 : directement après Angkor Wat et une petite douche, on file pour un bus de nuit qui part pour Phnom Penh à 19h et pour 10-12 heures de route ! « Ah bon, je croyais qu’il n’a avait que 6-8 heures entre les 2 villes ? ». « Non-non, Monsieur : c’est bien 10-12 heures qu’il met ce bus-là », me retoque la réceptionniste (précision pour Roberto : la réceptionniste est aussi marrante que celle de BKK J).

 

Mer - 18h30 : le service de ramassage passe enfin me prendre, je ne suis que le 2eme dans le minibus et on doit encore faire le tour de la ville pour récupérer d’autres touristes.

 

Mer - 19h15 : le service de ramassage, visiblement à la bourre, téléphone au chauffeur du bus qui doit finalement nous prendre quelque part sur la route : on attend donc dans une station service. « 5 minutes et le bus est là ». Bon, 5 minutes cambodgiennes, j’ai le temps de me commander à manger à emporter … Ba voyons, à peine j’ai fini de payer que le minibus recharge tout le monde pour filer à un autre point de rdv ! Ca s’agite en cuisine, le manager du fast-food court après le minibus pour le supplier d’attendre et je saute  enfin dans celui-ci déjà en marche … avec mon sandwich à la main quand-même.

 

Mer - 19h30 : on rejoint le bus sur la route et là, bonne surprise : le bus « assis » s’est transformé en bus « couchette » et je me retrouve entre 2 hollandaises J.

 

Mer/Jeu - 19h31 - 5h30 : on roule donc dare-dare sur une route pas trop mauvaise, ma foi. Quelques stop ici ou là pour déposer/prendre des locaux mais j’arrive quand-même à dormir correctement un moment.

 

Jeu - 5h31 - 7h15 : on arrive enfin et un des boys du bus réveille tout ce petit monde : « Sihanoukville, terminus … ». Me rappelais pas que la gare routière de Phnom Penh s’appelait comme ca, mais bon … A la descente, les chauffeurs de tuk-tuk sont déjà là et proposent leurs services avec insistance : « J’ai des hôtels pas chers si tu veux, Boss, sur la plage ou sur l’ile, même … tu veux aller où ? », en me montrant un bout de carte du coin … Alors je sais bien que je suis mal réveillé et que je ne suis pas une « morning person » mais un rapide calcul mental me fait dire que même si la fonte des glaces s’est accélérée ces dernières semaines, IL N’A Y PAS ENCORE LA MER A PHNOM PENH !!!

Mais bordel, on est où là ?!?

Sihanoukville, charmante petite station balnéaire dont la réputation grandit chaque jour et qui drainent de plus en plus de touristes (plages, spots de plongée au large des iles voisines) … à 230 kilomètres au sud-ouest de Phnom Penh !

Ba voilà comment s’est transformé un trajet habituel de 6 heures en un trajet de 10 heures : en oubliant de sauter du bus au bon moment …

-          « alors Boss, tu veux aller où ? »

-          « à-Phnom-Penh ! »

-          « ahahah … non, sérieusement : t’as déjà un hôtel ? Sinon j’en connais des biens et pas chers … », me répondit le tuk-tuk qui devait se dire : « c’est bien ma veine, je suis tombé sur le clown de service … »

 

Je lui explique rapidement - et en ronchonnant - mon cas pour qu’il me lâche (« j’en veux pas de tes hôtels pourris, gringos : je ne suis pas au bon endroit ») et là il explose de rire et se met à alpaguer ses autres collègues … Sans comprendre le cambodgien, je subodore le sens de leurs échanges et je deviens la star (ou la risée, c’est selon) de la station de bus en 30 secondes. « T’es un sacré dormeur, toi dis-donc … J »

Il tente une dernière fois sa chance :

-          « y’a trop de monde et beaucoup de pollution à Phnom Penh … ici c’est calme et superbe comme paysage … »

-          « je te remercie et te félicite pour ton argumentaire commercial, mon pote : tu devrais ouvrir une agence de voyage ! Mais on ne peut pas forcer un âne à boire s’il n’a pas soif … et crois-moi : t’as un sacré bourricot en face de toi ! … Non, je vais attendre le premier bus pour Phnom Penh. Merci.»

-          « ah ok … mais pour le bus, il faut descendre en ville acheter un billet et le bus passe te prendre devant un hôtel. »

-          « te fous pas de ma gueule : je suis dans une station de bus ! Je vais pas descendre en ville, te payer la course et prendre un billet pour m’entendre dire que le bus part de la station et qu’il faille que je revienne ici … »

Il me sourit et nous nous quittons bon amis …

 

J’attends donc l’ouverture des guichets. Le premier bus est à 7h15 et ô surprise : ici, ils vendent des billets de bus (dingue, dans une station de bus : qui l’eu cru J).

 

Jeu - 7h30 - 12h00 : on repart donc dans l’autre sens, Riton avec une joue toute rouge après avoir tenté un : « sympath tes visites, Olive : la gare routière de Sihanoukville, j’avais toujours rêvé de la voir … ».

Trajet sans histoire, ou presque … le gars derrière moi vomit 2 fois, ma voisine 1 fois. Le Saint Gallois, avec qui je fais connaissance lors d’une pause, semble lui aussi être sensible à l’humour des tuk-tuk cambodgiens J.

 

Jeu - 12h30 - 17h00 : opération logistique : une guest-house trouvée près de la rivière, une banque pour changer quelques traveller’s check (Angkor, c’est sympath mais ca m’a couté dans les 200 dollars en tout) et une agence pour mon visa et mon billet pour le Viêt-Nam.

Les files d’attente à l’asiatique, c’est sympath aussi : tellement peur de se faire piquer leur place qu’ils se collent les uns aux autres … super pratique à la banque, quand vous êtes en train de recompter vos billets et que vous pouvez presque sentir les tétons d’une vieille dans votre dos … Sachant que les femmes ici n’ont pas de poitrine exubérante, je pense qu’elle était en mesure de lire par-dessus mon épaule  les numéros de série sur mes billets de 20 dollars.

Après un petit miam-miam, je rejoins ma chambre : 3eme étage sans ascenseur, le wifi passe mal (la mise à jour du blog attendra), il est grand temps pour moi de faire une petite sieste … sieste qui, pour finir, se prolongera toute la nuit.

 

Ven - 4h15 : BAM-BAM-BAM … Mais bordel … qu’est-ce qu’il a, le boy de la guest-house à tambouriner à ma porte à cette heure-ci … ?!?. « Lèves-toi, viens vite voir … ! ». Pfuuu … bon, je me traine jusqu'à la terrasse de mon étage … plus j‘avance, plus le bruit sourd que je perçois s’accompagne d’une lumière peu habituelle à cette heure-ci ………

Ok, j’ai compris … A moins de 30 mètres, de gigantesques flammes ravagent un temple bouddhiste (pour mémoire, je suis au 3eme étage et les flammes sont déjà largement au dessus de moi !). D’épaisses fumées noires se dégagent et les gaz qui les accompagnent ne sont vraisemblablement pas utilisés en aromathérapie. Des braises incandescentes virevoltent déjà dans les rues avoisinantes et jusque sur ma terrasse. La légère brise attise les flammes qui viennent ainsi lécher l’immeuble voisin. Les pompiers ne sont pas encore là alors que nous sommes en plein centre ville, les détritus dans la rue s’embrasent à la vitesse « grand V » et les câbles électriques suspendus à de lourds poteaux ne demandent qu’à fondre aux premières chaleurs. Je me dis : « De dieu que ca peut aller vite … ! »

Alors, si je peux me targuer d’avoir quelques cordes à mon arc, je sais qu’il y en a une que je n’ai pas : JE N’AI PAS REDIGE DE THESE SUR LA PROPAGATION DES INCENDIES EN MILIEU URBAIN … !!!

ð  Record du monde de pliage de sac pulvérisé (17 secondes, il me semble) et déboulé en trombe dans les escaliers pour rejoindre la rue …

Le lecteur compréhensif voudra bien excuser le fait que je n’ai pas pris le temps de sortir mon appareil photo pour immortaliser l’instant : dans ces cas-là, on pense d’abord à ses fesses … et à celles de Riton, of course J

 

Les pompiers mettront 2 heures à circonvenir l’incendie, sans que celui-ci n’affecte d’autre bâtiment : ouf !

 

 

Pour une arrivée dans une nouvelle ville, on a connu plus calme avec Riton J

 

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