Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
  • Contact

Rechercher

22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:41

 

« Same player, shoot again » …… Comme à Chiang Mai, on arrive à Chiang Rai une nouvelle fois vers les 18 heures avec Riton. La course aux guest-house ayant déjà laissé pas mal de monde sur le carreau, ne nous reste qu’une piole minable au dessus du « Reggae bar », qui fait office de réception : ca promet ….. ! Nous sommes à la base du Triangle d’or, région autrefois tristement célèbre pour sa principale activité : la production d’opium, qu’on transforme assez vite en petite poudre blanche …..

 

Sur le trajet, et plus particulièrement à l’arrivée, je fais connaissance avec Sarah et Ronny, un couple belge. Ils sont tous les 2 binationaux : elle, belgo-tunisienne, lui, belgo-espagnol. Ils arpentent les routes du monde à la rencontre d’acteurs du commerce équitable auxquels ils proposent leur aide afin d’accroitre leur visibilité : soit par le net, soit par la vidéo, soit par tout autre moyen moderne que la grand-mère de Riton ne connait pas. Un petit clic sur leur site nous permettra, avec Riton, de voir leurs travaux finis et en cours : www.fairtradeconnection.org. On se promène au night-market et on trouve une gargote pour le diner : elle sert 24 sur 24 et deviendra mon QG ici, à Chiang Rai-fort de ses multiples établissements fermant assez tôt.   

Enfin assez tôt, c’est vite dit : pas pour tous ….. Je rejoins mes quartiers, le Reggae bar tient plus ou moins ses promesses et clôt ses portes peu avant minuit (officiellement à 11 heures, sur son panneau). Mais ce sont les bars avoisinants qui prennent le relais musical et nous persécutent jusque tard dans la nuit …..

Par la suite, un suédois prend place dans la piole d’à coté, une simple cloison en bois faisant office de filet entre nos deux lits. Pas d’échauffement, le match commence tout de suite et on se rend coup pour coup ! Je tousse une première balle, il me la retourne dans les dents. Je claque le mur en replaçant mon oreiller, il se tourne 2 fois en faisant grincer son lit. Il fait chaud et je transpire grave : même si nous jouons en nocturne, il n’y a pas de clim ou de ventilo et des gouttes de sueur rebondissent sur le sol de ma piole. Il lâche, en jurant, un coup droit sur son matelas pour soigner un moustique, une petite figurine en allumettes tombe de ma table de nuit et s’éclate sur le sol en milles petits os qui viennent se noyer dans ma sueur ….. Il monte au filet en y mettant un coup de genou, je tente de me tourner au fonds du court – tout à gauche – mais  glisse sur l’arrête du lit. Suis un peu court pour amortir ma chute, tape bruyamment du talon en me rattrapant et remets la balle un peu haute : le suédois m’achève avec un smash en éternuant et en faisant trembler le filet …..  

Riton, sur sa chaise haute (polo Lacoste, lunettes de soleil et casquette-visière), lâche un cinglant et implacable « jeu, set et match Bjorn Borg ! ». Cette année encore, ce n’est pas un français qui gagnera l’Open d’Australie …. Sur le sol, « l’eau pleine d’os trahie » la boucherie qu’il y a eu cette nuit là, dans une piole perdue aux fins fonds de Chiang Rai …..

 

Au petit matin, épuisé par ce match en 5 sets que je viens de disputer et de perdre, c’est la circulation qui reprend ses droits et son languissant vacarme : elle met tout le monde d’accord et dans le portillon de départ. Il est 6h42 quand j’en peux plus : je jailli de mon lit, saute dans mes tongues et attaque le couloir raide, en léger devers, qui mène jusqu’au premier virage des escaliers ….. virage gauche, bien évidemment. Je manque d’enfourcher une bouteille de bière vide qui délimite une piste collante des restes de ce qui devait être une sacrée fête (même si le Triangle d’or a gommé certains stigmates, la « neige artificielle » demeure quand même abondante ici). A sept heures moins le CARRE, j’explose tous les temps intermédiaires et suis au cordeau : suis à 2 doigts de déchausser et refuse « le petit verre de vin chaud » que me tend Riton. Je dépasse enfin le gars « qui-se-bulle » à la réception et le salue poliment : « (t)SHUSS, merci pour tout et à la prochaine » ……. même s’il n’est pas prêt de me revoir dans sa fichue cabane en bois ! Je file donc dans la rue et fais une FIXATION : il faut que je trouve une CUCHE-ette plus calme pour la nuit prochaine.

« AMONT avis, je pense que ca ne va pas être dur pour lui d’AVAL-er ca : il a l’air de s’en foutre et d’être sur un autre GLOBE ….. Avec toute cette fumée dans ce Reggae bar, on se croirait dans un SPA-TULE le jurais », conclue Riton. « De quoi il SEMELLE celui-là ! C’est pas lui qui a mal dormi cette nuit …. Grrrrrr ! »

 

En scooter, tout va mieux …….

On part avec Riton à la recherche des caves de Bouddha. Un temple a été creusé dans une falaise à quelques kilomètres au nord-ouest de Chiang Rai.  Mais sur la route, il y a d’abord le Wat Tham « Tu Pu ». « Une blague, Riton, et tu rentres à pieds …. ».

8.ChiangRai 01 

 8.ChiangRai 02

 

  

On trouve un peu plus loin l’objet de nos désirs : The Bouddha Cave Temple

 

8.ChiangRai 03

 

 8.ChiangRai 08

 

 8.ChiangRai 12

 

La grotte n’est pas immensément profonde mais très haute : de longues cheminées s’étirent sur prés de 15 mètres, abritant ca et là des colonies de petites souries volantes qui n’aiment pas trop le soleil. « heuuuuu ….. c’est la fumée du bar qui te fait délirer comme ca ? ».

 

Le chemin continue, protégé du soleil ……

8.ChiangRai 17

 

 

 

……. le long d’une rivière …….

 

8.ChiangRai 15

 

  

……… jusqu’à un Bouddha blanc, perchée sur un autre rocher.

8.ChiangRai 20

 

8.ChiangRai 23

 

 

 

La vue sur la rivière est pas mal.

8.ChiangRai 22 

 8.ChiangRai 21

 

 

 

On se fait aussi une autre grande spécialité du coin : the White Temple. Il me semblait bien l’avoir aperçu dans le bus qui nous a mené de Chiang Mai à Chiang Rai ; des les abords, on comprend  le pourquoi du nom de ce temple récent (début de la construction : 1997 !)

 

8.ChiangRai 29

 

 

8.ChiangRai 39 

 

8.ChiangRai 46 

 

8.ChiangRai 53 

 

8.ChiangRai 52 

 8.ChiangRai 55

 

8.ChiangRai 63 

 

8.ChiangRai 65 

  

« Ba dis-donc, on dirait la maison secondaire de Michel Blanc …… Tu crois qu’il vient pousser sa chansonnette favorite ici ? ». « Surement, j’ai vu une affiche annonçant son prochain concert : t’es vraiment stupide quand tu t’y mets ….. ».

 

   

On parcours aussi le musée dédié aux tribus des collines du nord de la Thaïlande …… lequel fait la part belle (plus d’1/3) à l’opium sous toutes ses coutures (historiques, culture, commerce, législations, …..).

 

 

Dimanche matin, c’est à 6h30 que sonne le clairon : des pétards en série annoncent le nouvel an chinois avec un peu d’avance (officiellement c’est demain, lundi 23 janvier). Mais comme nous sommes donc « le 31 », la fiesta semble vouloir s’inviter des le petit déjeuner. Revoilà « mon » année : 2012, tout comme 1976, sera celle du Dragon ……. et plus précisément cette année, celle du Dragon d’Eau Noire.

 

dragon-Chine

 

  

 

 « Ah ouais …. ! Et moi c’est quand mon anniversaire ? ». « Toi, t’es né le jour du Têt : tête à claques, même ».

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

R

Salut L'ami,


Bonne petite plume que tu tiens là dis moi... ton blog est très sympa et rafraîchissant, ça fait du bien de lire un réçit de voyage original. Continue sur ta lancée... et merci d'avoir mentionner
Fair Trade Connection.


Cheers from Luang Prabang (Chitlada Guesthouse si tu essayes de nous retrouver)


 


Ronny & Sarah
Répondre
G

Faire des jeux de mots sur le ski le weekend même ou Didier Cuche rentre dans la légende en domptant la Streif pour une 5ème victoire a Kitzbühel, j'en suis tout émotionné !


Bravo, quel sens du timing !
Répondre
R


Ba oui, c'est mon petit hommage perso (le gars « qui se bulle » à la réception –  il faut que je trouve une CUCHE-ette)