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  • : The World of Riton
  • : Le voyage d'un raton-laveur sur les routes du monde .....
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 07:48
 
Retour donc, moins de 24 heures après, à la station du bus de Savannakhet pour le premier bus pour Pakse, « la porte du Sud », comme on dit par ici …. Fais quand même un peu « frisquette » ce matin.
Je retrouve mon ambiance favorite des bus locaux. Même plein à ras bord, on s’arrête partout pour encore prendre du monde (les dernières places sont occupées par des sièges en plastique au milieu de l’allée). A chaque gros village, des myriades de jeunes - et moins jeunes - demoiselles traversent le bus pour vendre tout plein de bonne choses à manger (brochettes de viande, fruits coupés, boissons, cacahuètes (!), …). Le boy du bus, qui encaisse les billets et s’occupe de placer tout le monde en aidant chacun à charger ses paquetages et bagages, est le coq de ces préalables : il orchestre d’une main de maitre le petit manège et s’assure que tout le monde est bien redescendu avant que le chauffeur - le vrai big boss du bus – ne reparte. Des poules prennent même places au fonds, juste à coté des moines bouddhistes (de vraies poules, hein … J).
Au bout de quelques heures, le soleil commence à taper fort sur la carlingue de notre zingue si bien que les 3 hollandaises et les 4 canadien(ne)s qui me regardaient bizarre et hagards à la gare routière se demandent si je n’avais pas raison : mettre short/t-shirt des 6 heures du matin …… (de toutes manières, je suis toujours comme ca, alors …).
Pas vraiment possible de finir sa nuit : ca chahute et rigole d’un coté, ca secoue de l’autre et ma voisine jette une fois sur deux ses pluches de cacahuète sur mes pieds …… mais bon : depuis quand je fini une journée sans les pieds crades, moi … ? « T’as qu’à mettre des baskets ! », tenta Riton. « Ba voyons : et pourquoi pas des escarpins comme à Corso Como, pendant qu’on y est ? ». J
 
Pakse nous ouvre donc les bras et ce n’est pas de refus tellement son accueil est chaleureux : petite guest-house où les chants des oiseaux tropicaux pleuvent comme une mousson de sons et me donne des frissons, bien plus qu’un saucisson de canasson … (!)
 
« Le pont français » enjambe une rivière qui vient grossir les rangs du roi Mékong …
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… tandis que les berges de ce dernier sont remplies de petits restaurants qui se bondent au coucher du soleil …
 
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La rue qui longe le Mékong est truffées de panneaux jaunes, quasiment tous identiques, indiquant les restaurants de part et d’autre de celle-ci : l’unique sponsor étant la bière Lao. On se croirait dans le dernier kilomètre d’une étape du tour de France tellement ils s’enchainent les uns après les autres. L’un d’entre eux attire particulièrement l’attention de Riton :
 
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 « ah ba Olive, je vois que tu as déjà des investissements par ici … bravo ! »
Petite explication : « OAY » était mes initiales internes au boulot … Quel imbécile, celui-là J
 
En tous cas, c’est par ici qu’on se fera les plus beaux couchers de soleil du coin
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En route pour le Bolaven Plateau, situé sur les hauteurs de Pakse. Altitude max, 1'500 mètres … ! C’est vrai qu’on se les gèle ici, pire que dans la Yaute : le thermomètre explose difficilement la barre des 30 degrés avant 11 heures du matin … J.
Haut lieu de la culture du café, les plantations sont toutefois moins régulières et spectaculaires que celles des théiers 
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Riton : « Pffffu forcément, c’étaient des français qui étaient ici … pas les anglais méticuleux et fiers de leurs vertes pelouses comme celles recouvrant les hauteurs du Sri-Lanka … »
 
Un petit coin paumé de chez paumé où je peux prendre un peu de temps pour moi …
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… et où le vent siffle au travers de milliers d’aiguilles
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Sur le retour, le bruit d’une cascade chante à mes oreilles une douce mélodie qui m’attire irrémédiablement vers elle
Les hauteurs …
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 … avant, 100 mètres plus bas, le bruit fracassant des milliers de litres d’eau qui se déversent inlassablement chaque seconde
 
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Riton : « Dis-donc, t’aurais pas un problème avec les chutes d’eau toi ? A chaque fois, faut que tu y ailles de petites photos et maintenant une vidéo … ! A la prochaine, tu fais quoi ? Tu fais livrer une bouteille remplie à chaque personne qui regardera la video ? »
« Regarde la chute, essaie d’isoler une goutte d’eau et de la suivre du haut jusqu’en bas … N’as-tu as l’impression que le rythme ralenti ? Que tout devient plus calme tout d’un coup ? Comme si chaque goutte était unique dans ce flot incessant, tellement unique que tu peux l’observer, la disséquer sous toutes coutures et décider si elles te plait ou pas … puis passer à une autre si le cœur t’en dit ».
« Ah ouais … c’est dingue ! »
« Bravo mon grand … maintenant transpose ca au flot incessant des pensées qui traversent ton esprit tous les jours et tu me diras ce que t’en penses J ».
 
 
Retour en plaine, à Pakse, pour le coucher de soleil sur le Mékong … Ca cogne tellement fort ici que depuis quelques jours, j’ai retrouvé mon « bronzage cycliste » : une ligne Maginot au milieu de chaque biceps … C’est parfait pour passer la ligne d’arrivée devant « mon » restaurant J.
 
 
 
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